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Ion r !e Ministre sera l’un ; Se de ces quatre, il y en auradeux qui seront voyans, Se les deux autres aveugles.
Tous les baux , soit à perpétuité , soit à temps , des hé-ritages ou domaines de la Maison , des acensemens , desquêtes Se autres revenus d’importance , seront faits en pleinChapitre, signés du Greffier , Se .scellés du sceau de laMaison , Se commenceront tous par ce titre : les Gouverneurs ,commis par le Grand-Aumônier du Roi , Maître , Minijlre,Jurés, Frères & Saurs de PJtÔpital des Quinte-Vingls deParis.
On voit par les vers de B.utebauf, qu’il y avoit, lors dela fondation , trois cents aveugles effectifs dans l’Hôpital de*Quinze Vingts ; mais^peu de temps après on fit des Statuts,selon lesquels il ne devoit y avoir que cent quarante Frèresaveugles , avec soixante Frères voyans , pour les conduire &faire les affaires de la Maison , & quatre-vingt-dix-huitfemmes tant aveugles que voyantes ; ce qui , avec le Maître& le Portier , fait le nombre de trois cents : ces trois centspersonnes doivent être regnicoles , ou au moins avoir ob-tenu des Lettres de naturalisation ; c'est le Grand-Aumônierdu Roi qui nomme à ces Places lorsqu’elles viennent à va-quer; par ces aveugles & ces voyans , on voit que c’est unefuite des mariages qu’ils contractent ; car il faut que l’undes deux conjoints voie , & l’on n’y souffre.pointd’allianceentre deux personnes aveugles , ni entre deux personnesvoyantes , à moins que le Maître & le Portier ne veuillentse marier , car il leur est permis d’épouser des femmesvoyantes.
Ceux ou celles qui oint des Places dans cet Hôpital, &qui veulent se marier díans la Maison , sont obligés d’endemander la permiífion au Chapitre qui peut la refuser ;mais s’ils veulent se marier à des personnes du dehors , ilfaut obtenir celle du Grand-Aumônier : ceux qui se marie -fuient fans ces permissions, seroicm renvoyés.
Lorsqn’on reçoit dant; la Maison une personne mariée,son mari, ou sa femme y sontanssi reçus en même temps ,tuais non pas comme Frère ou Sœur , à moins que le Grand-Aumônier ne leur ait aussi accordé une Place.
Quand un des Frères ou des Sœurs vient à mourir, avantque son mari ou sa femme ait été reçu Frère ou Sœur , leSurvivant est obligé de sortir de la Maison, avecles enfanj,& la m útié des biens du défunt appartient à l’Hôpital : siau contraire les «eux conjoints ont été reçus dans la frater-nité', & qu’ils aient des enfans, on laisse au Survivant la