RAM air
Particulier de ce nom avoit acheté , & qti’on nommoit lejardin de Reuilly , 8 c quelquefois les quatre pavillons ; il yfit élever une belle maison , & planter un vaste & magni-fique jardin que l’on veuoit voir par curiosité. En 1720, unnouvel acquéreur qui pre'féroit futile à l’agréable , changeales bocages en vergers, & les parterres en marais potagers,n’y laissant subsister que le logement du Jardinier. La mai-son de Rambouillet a donné son nom à la rue voisine.
RAMONAGE public. Le Roi , par un Arrêt du Con-seil d'Etat, du 2 Février I , 77 , pcuuet au Sieur Jojeph FrZ/e-min , & à sesayans cause , d’entretenir à leurs frais , dans laVille & Fatixhourgs de Paris , le nombre de Ramoneurs quebon leur semblera, de les distribuer dans différons dépôts Scquartiers, pour le service de ceux des PLbitans de laditeVille & Fauxbourgs , qui jugeront à propos de les em-ployer au ramonage & entretien des cheminées de leursmaisons , suivant les prix qui seront convenus de gréà gré entr’eux, & le Sieur Villemin ou ses ayans cause,suivant leurs offres , d’envoyer aux incendies les Ramo-neurs du dépôt le plus prochain du lieu qui exigera des se-cours , & ce fans aucun salaire ni rétribution : ordonne S. M.que les Ordonnances de Police, concernant le ramonagedes cheminées, Lc notamment cdles dts 12 Janvier 1729 ,& IO Février 1735 , seront exécutées selon leur forme &teneur : enjoint au Saur Lk utenant-Général de Police,6c. detenir la main à fexécutie.n du présent Arrêt, & de faire lesRéglemensde Police, qoéil croira néceíi.'dres , pour donner àcet établissement la cot siistance dont il peut être susceptiblepour futilité publique.
Les premiers succès de cet établissement ont annoncéque le Public en étoit comtent, aussi n’a-t-011 rien négligépour mériter fa confiance , & pour lui procurer au moinstous les avantages que plusieurs grandes Villes du Royaumeretirent des établiílèmens du même genre : on est toujoursen état, par l’ordre qui est établi , de rendre raison desmoindres circonstances. Les personnes qui auroient sujet dese plaindre, doivent en donner avis au Bureau général, atìnque l'on puisse y remédier.
E11 conséquence , le nombre de s dépôts des Ramoneursa été porté à vingt, qui font placés à la commodité du Pu-blic , autant qu’il a été possible , & les Ramoneurs ne fontreçus qu’après avoir été éprouvés : on les trouve à touteheure dans les dépôts ; & lorsque l’on aura fait avertir le