î;» ROM
portent la vo&te. La Fête des deux Saints Patrons y est chom-mée ; celle de Saint Germain le 31 Juillet, & celle de S»Romain le 23 Octobre. La nomination de la Cure appartientà PArchevêque de Paris , plcno jure.
Le territoire de ce Pays est en labourages & vignes. Onvoit fur cette Paroisse une petite éminence inculte, fur la-quelle , à en juger par certains restes , existoit un bâtimenten forme d’équerre , dont la grande face regardoit le nord ,& l'autre côté le couchant. Au bas de cette petite hauteur,est un gouffre en forme d’entonnoir, dans lequel les eaux«'écoulent presque de toutes parts, &entr’autres, celles d’unefontaine qui prend son cours du plus haut ou environ d’unecolline vers l’occident. On y a jetté des animaux vivans qu'onn’a jamais revus depuis. Cette espèce d’abîme a fait donnerà la petite élévation qui est vers le nord , & â la maisonqui y étoit anciennement le nom àeTrou-Vaffbu. II est vrai
Î u’il y a eu dans le seizième siècle une famille du nom der aJsou à Romainville.
Cette Terre relève de^a tour de Montjai. II y a eu à Ro-mainvilleune Léproserie.
ROMORENTIN, ( château de) fameux par la naissancede la Reine Claude, femme de François I. La Ville de Ro-tnorentin est au Liai fois dans la Sologne, Election de la Gé-néralité d’Orléans , fur le ruisseau de Morantin qui fe perddans la Sandre , à quarante lieues de Paris. Une partie deplaisir faillit faire perdre la vie à François I dans ce châ-teau. Voici Panecdote , telle qu’elle est rapportée dans J’Hif-toire de France, tom. 33 , pag. 304& suiv. donnée par M.Garnies.
Ce Prince étoit allé avec toute fa Cour passer les pre-miers jours de Janvier au château de Romorentin , chez laDuchesse d’Angoulême , fa mère. II apprit que la veille desRois, le Comte de Saint-Pol avoit assemblé chez lui ungrand nombre d’amìs , & qu’on avoit fait un Roi de lafève. 11 assemble de son côté quelques jeunes Courtisans ,& envoya défier le nouveau Roi. .Le Comte de Saint-Pol& ses amis amassèrent à la hâte des pelotes de neige, desœufs , des pommes , barricadèrent les portes , & fe mirenten état de soutenir Passant. Lorsque toutes ces provisionsfurent épuisées, un des plus échauffés saisissant une bûcheenflammée , 1 a jette au milieu de la Troupe qui b ri foi t lesportes : elle tomba fur la tête du Roi & le renversa sans con-noissance ton le remporta dans cet état au château de Ra-