R U B 41s
Oseille ( rue de 1 ’) Quartier dti Temple. Cette rue, encontinuant la rue de Puitou , qui conservait autrefois sonnom jusqu'au rempart, commence à la vieille rue du Temple,& finit à celle de Saint-Louis. II est vraisemblable qu’elledoit son nom aux marais fur lesquels elle a été percée ,de même que les rues voisines, telles que la rue du Pont-aux-Choux , 6c. à cause des diíférens légumes qu’on y cul-tive.
* Oseroie , ( rue de 1 ’ ) Quartier S.únt-Iknoît. Anciennedénomination de la rue du cimetière Saint-Benoît.
* Oublayers , } (rue des ) Quartier de la Cité, Noms fous
* Oublieurs , 3 lesquels la rue de la Licorne étoit con-nue aux onzième & douzième siècles.
Oues ou Ours, (rue aux ) Quartier Saint-Denis. Elle va ,d’un bout, dans la rue Saint-Denis ; & de l’autre , dans cellede Saint-Martin. Elle doit son nom à la grande quantitéd’oies qu’un grand nombre de Rôtiilburs établis dans cetterue , faisoient cuire & vendoient. Ce qui le prouve, c’estque nos anciens écrivoient & prononçoient oc ou oue pouroie , & qu’on en avoit donné le nom à cette rue , vicus ubìcoqnuutur anferes , la rue où L'on cuit les oês ; vicus anj'erum ;la rue as oues , via adaucas , vicus ad ocas. On trouve cesdifférentes dénominations dans le Cartulaire de Saint-Mar-tin-des-Champs, Sedans Lebeuf, tom. I , pag. 589. C’estdonc par corruption qu’on l’appelle aujourd’hui la rue auxOurs. Les chapons du Mans , les poulardes fines de Mézerai,engraissées avec art, les poules de Caux, & mille autres ra--finemens étoient absolument inconnus dans ces temps heu-reux de modération & de continence, oà les bonnes mœursrègnoient, & oà nos pères , moins sensuels & moins dé-licats qu’on ne l’est aujourd’hui, se régaloient avec des oies ;viande très-méprisée à présent, où le luxe immodéré & lagourmandise règnent a u suprême dégré. Ce ne fut que versle règne de Charles IX , que les dindons parurent en France,c’est-à-dire, quelques années après la fameuse découvertedes Indes occidentales. Les premiers furent apportés duMexique oà ils sont fort communs. On dit qu’aux noces deCharles IX , on servit le premier dindon; ce que l’on ad-mira avec raison, comme une chose fort extraordinaire.
On remarque , au milieu de cette rue , au coin de larue Sille-au-Comte , une statue de la Sainte Vierge, enfer-mée dans une grille de fer , sous le nom de N.<tre-Dame ’de la Camle , devant laquelle on entretient une lampe al-lumée par dévotion , au sujet d’un Soldat, qui, le 30 Juillet