Band 
Tome IV.
Seite
459
JPEG-Download
 

RUE «í 9

tnence à la rue Saint-Uervais, & finit au coin des rues dela Perle & du Parc-Royal. Elle a porté les noms de rue neuve~Saint-Gervais & de Thorigni en 1575.

* Trésoriers , ( rue des ) Quartier Saint-André-des-Arcs.Dénomination que l’on a donnée quelquefois à la rue neuvede Richelieu.

Thrône , ( rue du ) Quartier Saint-Antoine. C’est la con-tinuation de la rue des Boulets , commençant à la rue deMontreuil & finissant à celle du Fauxbourg Saint-Antoine.Elle doit son nom à la Place du Thrône.

* Tille-Barrée & petite-Barrée , ( rue ) Quartier Saint-Paul. il est vraisemblable que ces noms ont été donnés à larue de l’Etoile.

Tiquetonne, ( rue ) Quartier Saint-Eustache. Elle com-mence à la rue Montmartre , & finit à celle de Montorgueil.Elle a porté le nom de Denis le Coffrier: celui de Tique-tonne est une altération de Quiquetonne , nom d’nn Boulangerqui y demeuroit.

Tireboudin , ( rue ) Quart. Saint-Denis. Elle aboutit, d’uncôté, dans la rue des deux-Portes ; & de l’autre , dans cellede Montorgueil. L’Auteur des Essais Historiques fur Paris ,rapporte l’anecdote suivante , qui occasionna un changementdans ce nom. cc Marie S tuai t , femme de François II, ditj> cet Auteur , passant dans cette rue, en demanda le nom j» il n’étoit pas honnête à prononcer ; on en changea la der-» nière syllabe, & ce changement a subsisté. De toutes les» rues affectées aux femmes publiques , cette rue & la rue» Brisemiche étoient les mieux fournies. » Voy. lìnfemiche.{rue) M. Jai/lot, cn parlant de cette rue, taxe d’inexac-titudel’Auteur de cette anecdote , en ce, dit-il ,que MarieStuart, Reine d’Ecosse , fut mariée à François II en 1558,& que dès 141Y , le Censier de PEvêché indique cette ruefous le nom de Tireboudin , & qu’el'.e porte le même nomdans le compte des confiscations pour les Anglois, en 1420Sc J411 , p. iG.

Tirechappe , ( rue ) Quartier Sainte-Opportune. Elle va ,d’un bout, dans la rueBéthifi, vis-à-vis la rue neuvç-EJìienne,& de l’autre , dans celle de Saint-Honoré , vis-à-vis lespiliers des halles. II est vraisemblable qu’eile doit son noma l’importunité des Fripiers qui ont habité de tout tempsdans cette rue , & aux Juifs de la même profession , qui ti-roient les passans par leurs habits pour venir acheter chezeux ; ce qn’ils font encore aujourd’hui fort malhonnêtement,Sc souvent d’une façon fort répréhensible Sc punissable. La nuit

F fiy