jao RUE
Demeura tout droit à rencontre,"
Or dirai sans faire lonc conte ( longue narration )
La petite Iruanderie 7; ;
Es rues des Halles 74s’alieLa rue au Cingne75 ce me sambleEncontre Maudestonr assembleDroit à la-grant Truanderie 76Et Merderiati 77, n’obli-je mie,
Ne la petite ruéléte
Jehan Bingne 78 par Saint Clerc (manière de serment }suréte ( un peu sûre )
Mon chemin ne fu pas trop rogne ( âpre , rudeEn la rue Nicolas Arode 79Alai, & puis en Mauconsei! , 80Une Dame vi sur un seil {seuil de porte )
Qui moult seportoitnoblement;
Je la saluai simplement,
Et elle moi par Saint Loys.
73 & 74 . N’ont pas besoin d’explication.
7 j. On écrit à présent la rue du Oigne.
76 & 77. la grande rue de la Truanderie, passant devant la me VcfJderet, on ne peur refuser de reconnoìtre que cette rue Verderet, estle Merderiau dont parle le Pocte > d’autant que dans la Liste desrues écrites au quinzième siècle, elle est appellée la rue Merderel dcrue Merderet, il n est pas étonnant que ceux qui y ont demeuré parla fuite aient fait changer la première lettre, de mime que dans la ruedes Chiens, & dans le cul-de-sac de la Fosse aux Chiens, la cin-quième lettre du mot Chiens a éré substituée à un autre: celui quia fait imprimeries rues de Paris, chez Valeyre, en 174; , l'appellerue Verderet ou Merderet.
78. Cette petite ruelle me parole être représentée aujourd’hui par larue de la Réale. Jean Bingne, dont elle porte ici le nom , me paroleaussi être l’Ecbevin de Paris, mentionné fous le nom de Jean Ligne,dans des lettres de Pan 1 18 1. Felib. t. r. Dissert. p, ciij. La rueJean Bingne n’est pas dans la Liste du quinzième siècle.
79. Je ne fais fi ce ne íeroit point la rue de la Comtesse d’Artois quila représenterait. Les Arrodes étoient une riche famille de Paris,dès le siècle de S. Louis. Jean Arrode étoit Echevin en 1281. Dansla Liste des rues du quinzième siècle, cette rue ne se trouve pas nonplus que celle de la Comtesse d’Artois.
ie. Cette rue est dite de Mal-Conseil dans la Liste du quinzième siècle.