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1660 , deux mois avant qu’on approuvât les nouveau!plans. M. Régnier de Pouffe étoi t alors Curé; & c’est pen-dant qu’il le fur, qu’on continua le bâtiment avec plusd’activité , jusqu’en 1678. Alors on fut contraint de discon-tinuer les travaux , à cause des dettes considérables quela Fabrique avoir contractées, pour élever cet édifice, les-quelles montoient encore à plus.de 500000 en 1683. Cettetriste situation détermina le Curé & les Marguilliers à pré-senter une Requête au Roi & à son Conseil , pour deman-der à être secourus , & qu’il leur fût permis d’assemblerles Paroissiens , pour aviser aux moyens de payer les dettescontractées , & d’achever le bâtiment de leur Eglise. ParArrêt du. ia Février, il fut ordonné qu’en présence duSieur le Camus , Lieutenant Civil , les Paroissiens & Ha-bitans de la Paroisse, seroient convoqués, pour aviser auxmoyens les plus expédiens , tant pour acquitter les dettes ,que pour continuer le bâtiment commencé, pour , fur leprocès-verbal qui en seroit dreílé , être statué parle Con-seil , ainsi qu’il appartiendroit. Le Lieutenant Civil indiqual’assemblée dans la Chapelle de la Communion , au iz deMars. L’affèmblée fut tenue, & cependant l’assaire traînajusqu’en 1688 , que par un Arrêt du Conseil du 4 Mai, leRoi commit les Sieurs Bignon, de la Reynie , Conseillersd’Etat, & le Sieur de la Prisse , Maître des Requêtes, pourarrêter, en présence des Marguilliers, & de quatre des prin-cipaux Créanciers de Saint-Sulpice, un état des dettes &:des effets de la Fabrique. Ils trouvèrent que les dettes mon-teient à plus de 671000 livres, & que les effets de la Fa-brique ne montoient qu’à 143000 livres. Sur le référé 8 cl’avis des Commissaires, le Conseil rendit un nouvel Ar-rêt le 4 Janvier 1689 , par lequel, pour l’ncquitdu surplusdes dettes, après la vente des effets de la Fabrique, lesmanies abbatiale & conventuelle de Saint-Germain-des-Près, furent condamnées à payer le sixième du principal 3la manie abbatiale les deux tiers , & la conventuelle untiers , & que les cinq autres sixièmes seroient imposés surles Propriétaires des maisons & héritages du FauxbourgSaint-Germain , à proportion des taxes faites pour les boues& les lanternes. Ce même Arrêt permit aux Habitans,àl’Econome de la manie abbatiale , & aux Religieux del’Abfaye, de faire la recherche des sorraies dues à la Fa-brique , & des effets recélés, & de voir les comptes desMarguilliers. Par autre Arrêt du 74 Décembre suivant, ílfut en conséquence ordonné aux Marguilliers de Saint Sul-