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certain nombre de Filles de piété , qui, seulement par desvœux simples, fe dévouèrent au service des pauvres, à l’exem-pie do S. Thomas-de-Viiieneuve, Archevêque de Valenceen Espagne , qui avoit été Augustin, & s’étoit distingué paru. e ardente -hanté pour le loulagement des pauvres. CesFilles iont Hospitalières , & fous la lèglede S. Augustin.Leur, vœux font simples , & lorsqu’ellts les prononcent ,on leur met un anneau d’argent au doigt. Leur habillementest une robe noire , fermée par devant , 6c ceinte d’une cein-ture de cuir ; leur coëiíure consiste cn des con.etics de toileblanche , en une coëfte blanche par-delsiis , Lc quand ellessortent , en une c c este de gwe noire quelles mettent furleurs cornettes , & en un grand voile non fur la coëft'e. Onne fut pas longtems à s'apperccvoir de l’utilitéde cet Ii stitut.Dès le mois de Mars ióòt , le Roi accorda des Lettres Pa-tentes à cette Société de Filles , par lesquelles il lui fut per-mis d’établir de pareilles Communautés dans tontes les visesoù elles seroient appellées , pour servir les malades dans lesHôpitaux , pour élever gratuitement les pauvres Filles or-phelines , les mettre en état de gagner leur vie , & aussipour recevoir des femmes 6c dessilles qui voudroiun taire desretraites de piété dans leurs maisons. Elles fuient aussitôtappellées & établies à Montcontcur , à S. Brieu , à Dol , àS. Malo , à Rennes , à Quimper , à Concarnau, à Landernau ,à Brest , à MorLix , à Malestroìt, à Chátcau-Briant, & enplusieurs autres lieux de différentes Provinces. Enfin , ellesparvinrent à Paris, où le Roi Louis XIV leur permit , en1700, d’avoir une Maison pour servir de chef à sinstitnt, &entretenir la corr. spondance générale avec les autres Maisons,pour le maintien do bon ordre Lc de la surbordination. CetteMaison où réside la Directrice générale , a subsisté fans Let-tres Patentes jusqu’au mois de Juin 1726 * , que le RoiLouis XV leur en accorda , qui furent registrees au Parle-ment le 7 de Septembre suivant , & par lesquelles il leurest permis d’acquérir jusqu’à 10000 livres de rente pour
* M. Languit qui succéda à M. de la Chetardie, donna son consente-ment a l’onréf’iflrenient de leurs Lettres Patentes, ì condition que lesfilles de leur société qui demeurent ou demeureront dans la fuite fur laParoisse Saint-Sulpice, continueront les devoirs ordinaires de bonnes Pa-roissiennes , tant envers lui, qu'envers ses successeurs Curés J ce qu'cllcscw toujours observé très-exactemenc jufcju’a présent-