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pôle, dont les colonnes & tous les mitres ornemens fontde differens marbres & de métal doré. Ce morceau est plusbeau qu’il ne convient, & seroit mieux placé dans quelquesbosquets des Jardins de Versailles , que dar.s une Maison1 'eligienfe. Le réfectoire est grand & propre. Le jardin n’estpas grand , mais il est bien tourné ík bien fleuri.
SAINTE-CROIX-de-la-Ctté. Nous n’avons rien decertain fur l’origine de certe Eglise : elle aéré bâtie fur leterrein du Prieuré de Saint Eloy. Malingre nous dit quec’étoit une petite Chapelle fous l’invocation de Saint Hil-debert, Evêque de Meaux , où les Frénétiques étoient ame-nés de toutes parts pour obtenir la guérison par l’interceflionde ce Saint. Comme cette Chapelle étoit dans le Quartierde Paris le plus fréquenté, ce concours de Frénétiques in-commodoit infiniment ceux qui ne l’étoient pas ; & l’on futobligé de transporter dans l’Eglise de Saint Laurent, les Re-liques dc S. int Hildebert.
M. l’Abbé le Eœuf, dans son Histoire du Diocèse deParis, tani. a , pag, foc, prétend que l’Eglife de Sainte-.Croix étoit ainsi nommée dès l an 1136 , & que leculte de Saint Hildebert n’a pu commencer à Paris quevers la fin du même siècle. Latinoi dit au contraire que lesNormands ayant brûlé & abattu une Eglise de Sainte-Croix,qui étoit dans le Fauxbourg, on apporta dans la Ville lesReliques qui y étoient, & 011 les déposa dans une Egliseque l’on bâtit, & qu’on appelle depuis long-temps Sainte-Croix-de-la-Cité. Si les conjectures de Malingre étoiem fon-dées fur de bonnes preuves, il seroit facile de le coneiìieravec Launoi, en disant qn’au lieu de bâtir une Eglise ex-près pour les Reliques, comme le prétend Launoi, on lesaurait mises dans la Chapelle de Saint Hildebert , & cu’el'eslui autoient fait prendre !e nom de Sainte-Croix. CetteEglise fut érigée en Paroi fié , l’an 1107, sous le Pontificatde Pascal II. Comme elle étoit trop pente pour une EgliseParoissiale , les Marguilliers achetèrent le 2 de Mars de fanI450, la maison de Hugues GuUhmeaiix , Marchand devin, sur l’emplacement de laquelle ilsfirent bárir le Chœur,& ensuite une partie de la nef, qui fut enfin achevée enI52.9. La Cure de cette Paroisse est à la collation de >'Ar-chevêque de Paris , comme Prieur de Saint Eloi. Ancien-nement l’®uvre de Saint Martial devoir 8 livres 10 folsparisis de rente foncière nu Curé de Sainte-Croix ; mais cetterente rie se paie plus depuis iong-temps, fans qu’on sache