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Tome IV.
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petite Ville de l’Iíle, & à la branche aînée des defcendan*de cet Adam.

Dans le fond de certe même Chapelle , est un tableau oùfont les armes de la Maison de Lorraine ; on lit dessous :

Tombeau

De très-illustre & très-magnifique Prince FrançoisDE Lorraine, Grand-Prieur de France.

Passant , qui sans penser au deflin rigoureux ,

Vivant au prix des morts t'ejìime bien-heureux , ,

Arrêté un peu le pas , & tu pourras connoîtreLequel cjì plus heureux , ou celui qui vient naître,

Ou celui qui mourant , laisse avecque son nom ,

Les fidcles témoins d'un immortel renom.

Sous ce marbre engourdi demeure l’ombre vaine ,

Et le corps enfermé de Françoiç de Lorraine»

Lion de ce grand François , qui par ses braves faits ,Défendit les Lorrains, & recouvra Calais-,

Mais d'un , qui descendu des mêmes père & mère ,

Suivoit afse[ de près la grandeur de son frère ,

Qui défendant la Foi, ne voulut s’épargner ,

Comme de fa vertu , Malthe peut témoigner,

Qui défendit son Roi , voire toute la France ,

Comme confesse affilia Cojle de Provence-,

Les Nourriffbns du Rhin , le Pays Boulenois ,

Les remparts emmurés des frontières d'Artois.

C’ejl, Paffant, ce qui fait qu'encore que la vie,

Lui fût avant fes jours subitement ravie ,

Si cjì ce qu’il vivra , & son renom toujoursVivant compagnera l’infinité des jours ;

Renom qui fleurira plutôt par fa vaillanceQue par heureusement avoir pris fa naissanceD'un Prince successeur à ce grand Godefroy ,

Qui laissant son Pays, par armes se fit Roi ,

Ayant divinement conduite son armée,

Jusqu!au lieu capital de la Terre ldumée ÇSa vertu toutefois , ni l'heur de fes aïeux,

Bien qu’il fût à chacun courtois fy gracieux,

Fie peurent empêcher qu’en la fleur de son âgeJl n’ait passé trop tôt le commun passageOù l’on ne voit jamais que la trace des pas.