6yo T t M
petite Ville de l’Iíle, & à la branche aînée des defcendan*de cet Adam.
Dans le fond de certe même Chapelle , est un tableau oùfont les armes de la Maison de Lorraine ; on lit dessous :
Tombeau
De très-illustre & très-magnifique Prince FrançoisDE Lorraine, Grand-Prieur de France.
Passant , qui sans penser au deflin rigoureux ,
Vivant au prix des morts t'ejìime bien-heureux , ,
Arrêté un peu le pas , & tu pourras connoîtreLequel cjì plus heureux , ou celui qui vient naître,
Ou celui qui mourant , laisse avecque son nom ,
Les fidcles témoins d'un immortel renom.
Sous ce marbre engourdi demeure l’ombre vaine ,
Et le corps enfermé de Françoiç de Lorraine»
Lion de ce grand François , qui par ses braves faits ,Défendit les Lorrains, & recouvra Calais-,
Mais d'un , qui descendu des mêmes père & mère ,
Suivoit afse[ de près la grandeur de son frère ,
Qui défendant la Foi, ne voulut s’épargner ,
Comme de fa vertu , Malthe peut témoigner,
Qui défendit son Roi , voire toute la France ,
Comme confesse affilia Cojle de Provence-,
Les Nourriffbns du Rhin , le Pays Boulenois ,
Les remparts emmurés des frontières d'Artois.
C’ejl, Paffant, ce qui fait qu'encore que la vie,
Lui fût avant fes jours subitement ravie ,
Si cjì ce qu’il vivra , & son renom toujoursVivant compagnera l’infinité des jours ;
Renom qui fleurira plutôt par fa vaillanceQue par heureusement avoir pris fa naissanceD'un Prince successeur à ce grand Godefroy ,
Qui laissant son Pays, par armes se fit Roi ,
Ayant divinement conduite son armée,
Jusqu!au lieu capital de la Terre ldumée ÇSa vertu toutefois , ni l'heur de fes aïeux,
Bien qu’il fût à chacun courtois fy gracieux,
Fie peurent empêcher qu’en la fleur de son âgeJl n’ait passé trop tôt le commun passageOù l’on ne voit jamais que la trace des pas.