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Tome IV.
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étoit la premiere Université dn monde , non-seulement nefaisoit point honneur à la France , mais même retardoit leprogrès des Lettres : ces inconvéniens Réchappèrent pointà l’attention du fameux Cardinal de Richelieu , fous leMinistère duquel on ébaucha le projet de l’instruction gra-tuite, comme il paroît par les Arrêts du Conseil , du 14Décembre 1641 & du 29 Mars 1642. Voy. tom. x, pag.3 n- *

* L’Universitó de Paris dans fa première institution , établit desMessagers , qui fc chargèrent de conduire à cette Capitale du Royaume»ceutf des Provinces qui voudroient y venir étudier, Sc qui servirent àentretenir un Commerce réglé entre les Etudians & leurs familles.Comme le Public vit que ces Messagers s’aquîtcoietit très-sidèlcment jdeleurs fonctions, attendu qu’ils étoìcnt responsables de leur conduite auRecteur Sc aux Procureurs des Nations > il prit confiance en eux , Scse servit de cette commodité pour faire porter ses bardes, ses paquets Scses lettres; ainsi les Messagers de ^Université devinrent insensiblementceux de l’Ecat. Ils jeuissoient de privilèges considérables , emr’aurrc*de ^exemption de Péage dû au Roi , Sc aux Seigneurs fur les Fiefsdefquels ils paíVoient : c’est ce qu’cn apprend par les Lettres dc l'hi-lippt-le-Bd de Pan 131 z , Sc par une charte de Louis Huîìr du zJuillet 131 j, cil il rapporte celles des Rois ses Prédécesseurs.

En vain plusieurs Particuliers voulurent dans la fuite sMmmifcer danscette espèce de Ministère public , PUsivexlîté Py opposa toujours » Scobtint des Arrêts tant du Conseil de nos Rois, que du Parlement deParis, qui réprimèrent ces entreprises » 3 c maintinrent ses Messagersdans Pcxcrcicc de leurs fonctions» à Pexdusicn de tous autres*

Les choses subsistèrent en cet état jusqu’en 157 6 y que le RoiHenri 111 jugea à propos (Rétablir des Messagers-Royaux dans lesVilles & les lieux cu il y a des Sièges ressortissans des Cours des AydcsSc de Parlement , Sc il leur accorda les mêmes droits Sc privilègesdont jouisscient les Messagers de PUniversicé. Celle-ci eut le crédit defaire retarder Pcnregistremcnt de cet Edit jufquen 1 s 7 9 , Sc d'y faireajouter la clause que ses Mcstàgers Royaux ne pourroient porter seu-lement que les sacs Sc papiers de Justice,

Les Messagers de PUniversité restèrent donc seuls en droit de con-duire les personnes Sc de porter les bardes , paquets & lettres duPublic , cela dura jufqu'en 1 6 z 2. que Louis Xlll permit, par uneDéclaration , que les Courriers dc Sa Majesté puissent joindre à sesdépêches les lettres des particuliers ; mais feulement deux fois la se-maine ,savoir , le mardi Sc le vendredi. Les Maîtres de ces Courriersabusèrent bientôt de cette permission, Sc entreprirent de faire porter