Band 
Tome IV.
Seite
761
JPEG-Download
 

UNI 761

Comme on contintioit à usurper tous les jours le tefreinde l’Université , elle fit afficher la quantité de terre dépen-dante du grand pré , qu’elle vouloir donner à cens & rente ,& elle en obtint permission de la Cour.

L’on commença d’nbord par dresser la rue que l’on nom-me de l’Univcrsité , laquelle fut prise sur son fonds , demême que l’avoieut été les rues Jacob & des petits-Au-gustins , partie de la rue du Bac , & partie de celle de Saint-l’ère; après quoi elle fit des contrats de baux à cens &rente , avec Messieurs Tambonneau , Président en laChambre des Comptes ; de Berulle, Conseiller d’Etat ;Le Coq , Pithou, de Berulle Sc de Bragelonne, Conseillersen la Cour ; l’Hulllier & LesckaJJier , Maîtres des Comptes;Bailly de Berch 'eres , Trésorier général de France à Chálons/Scie Vajseur , Receveur général des finances à Paris. Lescontrats furent passés entre ces Messieurs le 31 Août & 3Septembre 1639, & homologués à la Requête des sieursPreneurs, par Arrêt définitif du 19 Fevrier 1741.

Ces places étoient cor.tiguës les unes aux antres ; &celle donnée au sieur de la Berchère , attenant le cime-tière des Calvinistes , aujourd’hui appartenant en partie àla Charité , étoit la première dans la rue de Saint-Père :ensuite dans la même rue étoit celle de M. le Coq deCorbeville ; puis dans la rue de l’Université , celle donnéeà M. Pithou; celle de M. de Bérulle , Conseiller d’Htat ;celle du Président Tambonneau ; celle de M. Séguier;celle de M. de Bérulle , Maître des Requêtes ; celle deM. l’Huillier; celles de Messieurs Leschallier Sc de Brage-lonne y & celle de M. le Valseur, qui tient aujourd’hui àl'Jíótel que l’Université a fait bâtir sur son fonds, & qui faitl’encoignure de ladite rue de l’Université Sc de la rue duBac. Les Religieux de Saint-Germain-des-Prés prétendirentque ces places étoient dans leur censive, & obligèrent lesPreneurs à les reconnoître, Sc leur en faire de nouveauxcontrats. Lorsque les hâtimens furent presque finis , ilsfirent saisir entre les mains des preneurs , les rentes qu’ilss’étoient obligés de payer à l’b’niversité, fous prétexte queces places leur apparrenoient en propre , Sc se pourvurent; u grand Conseil , ayant pris des Lettres en forme deRequête civile contre plusieurs Arrêts du Parlement qui lesavoient déboutés de leurs prétentions. Après que la cause-eut été plaidée solemnellement de part & d’autre , il intervintArrêt sur les conclusions du Procureur Général le 10 Juillet1646, qui cassa les prétendus baux faits par l’Abbaye , &

Bbb iij