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Nouvel indicateur parisien contenant les noms de toutes les rues anciennes et nouvelles par quartier et arrondissemens ...
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historique cl ardjEülosique

SUR

L’ÉGLISE DE LA MADELEINE .

La Madeleine est, pour parler le langage archéologique, cequ*on appelle un temple octastyle et périptère. Octastyle ,parce qu’il a huit colonnes h son frontispice; périptère t parce«u’il est environné d’un seul rang de colonnes espacées régu-lièrement entre elles. La longueur totale de l’édifice, prise sousce périptère, est de 7y mètres 30 centimètres ; sa largeur est de81 mètres 40 centimètre», et sa hauteur, prise sous les coupoles,est de 50 mètres 30 centimètres. U est orné de deux portiques sur-contês de frontons. Celui du midi est soutenu par une double,rangée de colonnes, dont la seconde est interrompue au milieu, 'afin de laisser un libre accès h la porte d’entrée. Cette porte, quin’a pas moins de <0 mètres 430 millimètres d’élévation, sur 5 mè-tres 40 millimètres de largeur, est tout en brome fondu etciselé, d’après les dessins et sur les bas-reliefs de 31. Triquetti.L’imposte , qui la traverse dans toute sa longueur, est ornée d’une•cène du jugement dernier, et, sur les quatre compartimens qui«avisent chaque côte de la porte, sont retracées des scènes bibli-ques empruntées aux eommandemens de Dieu . L’ornementation secompose d’une bordure formée d’oves et d'arabesques fort déli-catement travaillées, qui en font une œuvre vraiment remar-quable.

La voûte de l’édifice se termine à l’extérieur par un toit enlames de cuivre ; enfin on parvient à la porte méridionale ol a laperte septentrionale par un large escalier de 32 marches à double ;repos de 16 degrés chacun, et tout le monument est entouré, aune distance de quelques mètres, d’une grille en foute placée surparpaings.

L'intérieur du temple n’offre pas moins de grandeur et de ma-gnificence. Il se div.^e en cinq larges travées, et toutes, exceptéla première, sont couronnées de coupoles à jour ; toutes aussi seterminent par quatre angles formant pendentifs, sur lesquel»«ont sculptes les (Joure apôtres. Les rosaces des trois coupoles,t&’où jaillit la lumière, sont entièrement dormes, et les douzefigures en bas-reliet qui sont sculptées aux angles de ces mêmes**apoIes se dessinent sur un fond d'or. Les chapiteaux de toutesîtt colonnes, avec leurs bases et leurs nervures, sont aussi dorés,et les frises, les corniches . les entablemens avec toutes leursmoulures, sont également profilés en or.

Tous les revétemens des murs sont en marbre de diverses cou-leurs. La balustrade qui règne dans le pourtour intérieur del’église est tout en marbre blanc. La galerie des tribunes, qui faitle tour de l’édifice, est appuyée sur une rangée de colonnes pluspetites, d’ordre ionique ; les* colonnes des six petites chapellessont du même style, et toute cette décoration, comme le reste,est étincelante de marbre et d’or.

Les six grands espace» demi-circulaires au-dessus des chapellessont ernés de peintures représentant la vie de la Madeleine. Il y adans tout l’édifice un luxe d’ornemens indescriptible ; c’est uneprofusion de richesse éclatante, iucroyable, inouie ; puis, au mi-lieu de tout cet ensemble que l’œil embrasse et caresse aveccharme, resplendit i’absl-le, avec sa belle page écrite par la mainpoétique de M. Ziégler.

C’est cette belle partie du monument que nous offrons à nos lec-teurs dans la gravure ci-jointe.

Le détail des personnages de cette vaste compottllon, peints demain de maître, sérail infini ; la plupart des figures , vues en en-tier, sont magniques : ainsi le Christ, la Madeleine , le groupe desguerriers de Richard-Cœur-de-Lion, le doge Dandolo , les femme»grecques et le guerrier renversé appartiennent à l’art le plus puret le plus franc ; Charlemagne nous parait un chef-d’œuvre d’atti-tude, de dessin et de coloris; la Jeanne d’Are est superbe; 1©groupe de Louis X111 et de Richelieu, celui de Dante, de Raphaël et de Michel-Ange , et celui d’Alexandre III et de Uarberouss©,sont assurément une œuvre d’élite, et il serait ditfleile d’imaginerquelque chose de plus simplement grandiose que le groupe dusacre de Napoléon ; en un mol, la coupole de la Madeleine nous pa-rait classer définitivement M. Ziégler parmi le» artiste» pour lea-quels il y a une postérité.

Tel est l’ensemble de cette magnifique église qui, Indépendam-ment de l’élégance de ses proportions et de la richesse infinie deses détails, possède encore l’avantage cPètre plaeée dans les con-ditions tes plus belles et les plus heureuses de développement.A sa gautbe s'étendent Je s boulevards , cette longue et magni-fique avenue qui traverse la ville, et où viennent incessammentse promener, courir, s’agiter, se confondre tout un monde d’boin-mes, de femmes, d’enfuns, d’équipages de toutes formes, de touspays. En face s'élève le palais du Corps-Législatil, au-dessus du-quel on aperçoit le dôme des Invalides , ce dernier tombeau del’Empereur, ei dont la flèche resplendit au soleil comme un longstylet d’or. En avant, c’cst le pont Louis XV , où se dressaient, il ya quelques années encore, tous ces géans de marbre que l'on atransportés ù Versailles , seul palais digne d’abriter des géans ;uis c’est l’obélisque de Luxor, cette merveille antique exhuméees ruines de la vieille Egypte . A droite, c’est l’Arc-de-Triomplie»jeune monument tout pétri de gloire et de granit ; à gauche, c’estle vieux palais de nos rois ; puis, au milieu de tout cela, c’est laplace de la Concorde , autre merveille moderne, avec ses foulâmesjaillissantes, ses beaux parquets d’asphalte, ses colonnes rostrales,ses candélabres de bronze et d’or, et ses huit statues colossalesmajestueusement assises sur leurs socles de pierre, où elles sem-blent trôner en reines et dominer toutes ces magnificences !...

Nous renvoyons nos lecteurs à la Description exacte del'extérieur et de l’intérieur de l'église de la Madeleine ,qui se trouve chez Dbkche, Libraire-éditeur, quai du Marché-Neuf, 34. Hajæbbt (d’Angei'SJ.

PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE.

M. Mulot vient d’obtenir, sur un des points tes plus élevés dela capitale, le plus magnifique résultat qui ait jamais été obtenndans le forage des puits artésiens. Le terrent d’eau jeté par cepuits est évalué à 1,320 mètres cubes en 21 heures.

L’oritiee a en haut 33 centimètres de diamètre, et an fond 18. Ha 517 mètres de profondeur; il est tubè en tôle très forte jusqu’il531) mètres Ainsi la sonde avait près de cinq foi* et demie la bail-leur du dôme des Invalides . Cette sonde, formée de barres de fergrosses comme des essieux de voitures, s’e*t brisée trois fois, et.1 u fallu des travaux inouis pour en retirer les morceaux et conti-nuer l'entreprise.

L’eau du puits n’arrivant pas jusqu'au niveau do sol, SI. Mulota aju»V* un tuyau qui effleure le sol et qui s’élève au milieu del’excavation pratiquée pour la manœuvre de la sonde, de sorteque ce tuyau présente l’aspect d’uue sorte de piédouche d'où l’eauretombe en fermant une cloche de plus de 3 mètres de diamètré,■ t avec un bruit égal b celui des jets d’euii réunis de la place da!a U.neurde. Cette nappe d’eau, jaillissante, la vapeur qui s’eü•.chappe, fuïmeut un cuncux spectacle.

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