BAINS VIGIE R. 240
Il a bien monté, de l'humanité, celui qui fournit à sesconcitoyens une eau toujours pure, toujours limpide,agréable et bienfaisante . par abonnement, sans aug-mentation du prix de celle puisée dans les fontainespubliques par des porteurs qui la fournissent chargéede toutes ses immondices. Le public est admis à voircet établissement curieux et salutaire, que les sou-verains alliés n’ont pas dédaigné de visiter durantleur séjour à Paris ,
Bains publics.
Bains Vigier, Frappé des désagrémens nom-breux des bains communs subsistant seulementpendant les chaleurs de l’été, et de la cherté des éta-blissemens des baigneurs particuliers, M. Poitevinentreprit, en 1760 , d'établir sur la Seine des bainschauds construits sur des bateaux, où chacun put sebaigner pour un prix modéré, dans des cabinetsparticuliers. Une affluence considérable récompensal’heureuse idée de M. Poitevin. Maintenant on comptequatre bains de ce genre tenus par M. Vigier. Ilssont placés au bas du Pont-Marie , du Pont-Neuf ,au-dessus et au-dessous du Pont-Royal. Décrivonscelui qui se trouve vis-à-vis du Pavillon de Flore> leplus vaste , le plus élégant, raaisauquel cependant lesautres ne cèdentpaspourleurcominodité. M. Bel lan-ger, son architecte, le construisit en quarante joursen 1801, sur un bateau de la longueur des plus grandsnavires. Il est élevé de deux étages 5 ses galeries, or-nées de colonnes et de pilastres avec de très-beauxplafonds, reçoivent le jour par des campaniiles com-muniquant de l’une à l'autre galerie. On y comptecent quarante baignoires, toujours remplies pendantles chaleurs de l’été depuis l’aube du jour jusqu’à onzeheures du soir. Au dehors est un porche orné d’ar-bustes et de fleurs de toute espèce. Sur les bords de laSeine est un parterre. Des arbres aquatiques couvrentla nudité de la muraille du quai prochain. Devant est uubateau portant une pompe et un réservoir dont l’eaucoule dans toutes les baignoires. Cet établissement
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