DT TARIT» f
s’agrandit au nord de la Seine , depuis le Pont-mi-Chunge jusqu’à la place de Grève. Celleville possédait alors une petite basilique dédiée» Saint-Etienne, placée sur le terrain où sotrouve maintenant Notre-Dame . Cette églisefut gouvernée dans ce siècle par Sl-Marcel,dont la charité et les vertus honorèrent la vie,et des miracles illustrèrent le tombeau placédans une pctitechapelle dédiée àSt-Clément,qui prit dans la suite le nom du saintévéquede Paris , ainsi que le faubourg qui se formaaux environs.
Au cinquième siècle la puissance romaineétait sur son déclin dans les Gaules . Depuislong-tems les légions indisciplinées et amol-lies opposaient de vains efforts aux inondationsdes barbares, qui, se répandant comme destorrens impétueux sur toutes les provinces dece vaste empire, y portaient par-tout la dévas-tation et la mort.Les Gaulois , fatigués de tantde maux, dégénérés de la valeur de leurs pères,soupiraient après des maîtres capables de lesgarantir de ces fléaux et de leur faire goûterquelque repos. Depuis long-tems les Francs ,lassés des contrées glacées de la Haute-Ger manie , où ils avaient pris naissance, enviaientl<-s douceurs du climat de la Gaule , les ri-chesses de ses villes et de ses belles cultures.Conduits pardes chefs belliqueux .ils avaientpassé le Rhin en 480, enleve aux Romains laBelgique , conquis la Flandre et l’Artois, etavaient su se maintenir en possession de leur*conquêtes. Les Romains, qui n’avaient pas pu