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toute part l’infection et l’insalubrité. Pourpréserver les habitans de Paris de ces dangers,en leur conservant la faculté de s’approvi-sionnerde viandedansleurquartier, on a conçula pensée de faire construire cinq abattoir»immenses, où sont tués tous les bestiauxavant d’entrer dans Paris . Le premier estsitué entre les barrières Poissonnière et desMartyrs, et montre, dans un édifice immenseet commode , de vastes cours, des étables ,des écuries extrêmement étendues, surmon-tées de greniers. Une eau abondante,répanduepar des fontaines dans l’enceinte de cet établis-sement, y entretient la propreté et abreuve enmême teins les bestiaux ; les quatre autresédifices pareils sont élevés, an faubourg St.-Honoré, à l’extrémitéde lu rue de iVliromenil ;au fuubougr St-Antoine, enlre les rues Popin-court et Saint-Ambroise; au faubourg Saint-Germain, près la barrière de liretenil ;au fau-bourg Saint-Marcel , entre les barrières d’Ivry et des Deux-Moulins.
Academie Royale de Musique ou Opéra.Cet établissement, où les arts de la musique etde la danse se réuuissenlauxgriices, aux taleuset au génie poux produire le plus magnifique,le plus brillant et le plus enchanteur de tousles spectacles , doit son origine au cardinalMazarin,qui, pour plaire à la reine Anned Autriche , attira à Paris des chanteurs ita-liens. L’abbé Perrin, de galante mémoire,composâtes premiers opéra français ; 1emar-quis de Sourdac en inventa les machines; le»