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du bon ton , et le soir les dames élégantes. ltest très-fréquente parlabonrgeoisie les joursde fêtes.
Boues. Ce ne fut qu’en iGfiô que l’on forçales habilans de Paris à balaver chaque jourrégulièrement la boue sale et fétide qui soformait devant leurs maisons.Cette opérationest faite maintenant exactement, tous les ma-tins, à y heures en été, à 8 heures en hiver.Des tombereaux débarrassent bientôt aprèsles rues de leurs immondices. Ou les portodans les campagnes environnantes, dont ellessont le plus actif engrais.
Bourse. Elle se tient maintenant rue desFilles Saint-Thomas , depuis deux heuresjusqu’à quatre, tous les jours non fériés. Lesnégocians y entrent ; mais les seuls agensde change et les courtiers peuvent s’intro-duire dans le parquet. Ces derniers fixent à lafin de chaque séance le cours des effets publicset des marchandises.
Boulevarts. Cette longue allée qui répare ,au nord , Paris et ses faubourgs, depuis lopont du jardin du Roi jusqu’à la porte Saint»Honoré, fut plantée de i688 à iyo5. Ses côtéssont bordés de belles maisons , de cafés bril-laus, de jardins enchanteurs , de boutiquesélégantes et bien fournies : on y voit de pe-tits spectacles, des amusemens et des jeux.C’est une foire perpétuelle. Dans les beauxjours du prinlems, la foule se presse dansses allées ; les clégans v étalent les modesnouvelles; les femmes y montrent avec com-plaisance leurs grâces et leur parure ; la co-