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le nomma alors Notre-Dame . Celui-ci durajusqu’en 149g, qu’une nouvelle inondationl’entraîna. Jean Joconde, religieux domini-cain, employa sept ans à le reconstruire, etl’acheva en 1507. Ce pont est estimé pourson architecture et sa solidité. Dans le mi-lieu est une pompe qui élève l’eau de la ri-vière pour la distribuer à plusieurs fontainesde la ville. C’est sur ce pont que l’on vit passeren revue, devant le légat, L’infanterie ecclé-siastique de la Ligue, composée de moines detoute couleur, la robe troussée, le mousquetsur l’épaule, portant sur leurs capuchons lecasque en tête, la cuirasse sur le dos, l’épéeau côté, marchant quatre à quatre, ayant àleur tète le révérend évêque de Senlis , et poursergens-majors les curés deSaint-Côme et deSaint-Jacques-la-Boucherie, fameux ligueurs.Quelques-uns d’eux, pour faire plus d’hon-neur au légat, imaginèrent de le saluer d’unedécharge demousqueterie; mais ne se ressou-venant point que leurs armes étaient chargéesà balle, ils tuèrent à ses côtés son aumônier.Son Eminence, trouvant cette revue un peutrop chaude, se hâta de donner sa bénédictionet s’en alla.
Pont-au-Change. 11 communique de l’île dela Cité devant le Palais, à la place du Châtelet.Il existe de temps immémorial, et était autre-fois le seul pont des Parisiens au nord de laCité. On le nomma d’abord le Grand Pont ; ilprit le nom de Pont-au-Change. Plusieurs foisrenversé par des inondations, 011 le reconstrui-sit tantôt en pierre, tantôt en bois. Celui qui