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rer. Son entrée est décorée d’ordre ionique àcolonnes isolées : son corps de logis principala de la beauté. Derrière étaient les trop fa-meuses tours où furent renfermés l’infortunéLouis XVI et toute sa famille. Depuis quatreans cet édifice a été démoli.
Théâtre Français, rue de Richelieu. Lasalle de ce spectacle , consacré à la représen-tation des chefs-d’œuvre de la scène fran-çaise , n’a nulle beauté extérieure; mais sesdistributions intérieures sont extrêmementcommodes. On y représente la tragédie et lahaute comédie ; les chefs-d’œuvre de Molière ,de Racine, de Corneille,de Regnard, de Vol-taire , forment le fonds de son immense ré-pertoire, où l’on admet seulement des piècesdignes de faire un nom à leurs auteurs. Làsont réunis les acteurs les plus parfaits : on estsévère sur la vérité des costumes ; la déclama-tion est souvent juste, et l’on ne néglige rie»pour compléter l’illusion.
Théâtre de l'Opéra- Comique , rue Feydeau.La salle en fut bâtie en 1791 , sur les dessinsde MM. Legrand et Moliuos , et a reçu de-puis de nouveaux embellisscmens. Le réper-toire de ce spectacle est composé d’ouvragesd’une gaîté piquante , dont le dialogue est na«turel et la musique agréable ; ses décora-tions ont de la fraîcheur ; sa musique , sansfracas , est consacrée au tableau fidèle desscènes ordinaires de la vie : on aime ses danseschampêtres et ses chœurs de bergers.