De VAbbè de St. Gai.
Ce Prélat est Prince de l’Empire également avec la francoet l’Espagne. Il à un grand territoire fort peuplé et qui pro-duit de bons Soldats, on en a tiré autres fois de bonnesCompagnies et des recrues, mais depuis ce nouvel Abbé quiest pactisant de la maison d’Autriche, on n’en tire presqueplus personne, encore à-t-on bien de la peine, quoi qu’iltouche une pension de 9000 K.
De la Fille de St. Gai.
Cette Ville est fort peuplée de marchands et ne dépendpoint de l’Abbé. Comme elle fait un grand commerce enfrance par la quantité de toilles qu’elle y débite; on à lafacilité d’y lever beaucoup de monde quoi qu’elle n’ait pointde territoire. Sa pension est de 1000 N.
Du Pas s des Grisons.
Le Pays des Grisons meriteroit un fort long mémoire enparticulier ; mais je me contenteray de dire que la france àbeaucoup négligé ses intérêts à l’égard de ce pays-la en ne-faisant pas rompre un traitté qu’ils ont fait avec l’Espagne en1639 par lequel ils renoncent ce tout ce qu’ils estoient ob-ligez envers la france, et même défendent en des termesexprès à leurs sujets de servir ce Royaume; ce qui est di-rectement contraire au traité d’Alliance perpétuelle qu’ils ontavec elle; et dans celui de Pirennés, on jugea cet article siprejudiciable, que l’on en fit un qui porte, que l’onfèra ex-pliquer les Grisons la dessus. De Stoppa ayant beaucoupd’habitudes en ce pays - la comme en estant natif, en attiretous les jours beaucoup de noblesse qui est en grand nombre;
«amassas*.«