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en ait esté faites, tant de la part du Prince d'Orange, quepar leurs Colegues les Cantons Protestans.
La bonne politique voudroit qu'on marquast à ce Canton,le bon gré qu’on lui sçait de sa bonne conduite, et qu’ondonnast des mortifications aux autres; si on en usoit ainsi,cela oblegeroit un chacan de faire son devoir.
Une marque que le Canton de Berne craint qu'on ayedu ressentiment de sa mauvaise conduite, c’est qu’il fait toutce qu’il peut pour obliger les autres Cantons à envoyer desDéputez de leur part, à la Conference qui se doit tenir pourla paix, pour prendre des mesures pour prévenir ce qui leurp ou voit arriver.
Depuis que l’on a parlé de l’affaire de la Principauté deNeufchâtel, ce Canton s’est porté plus que jamais contre lesinterets de la france, en prenant ceux, du Prince d’Orangeaujourd'hui Roi d’Angleterre, en voulant soutenir, que cettePrincipauté lui appartient, à quoi le Roi doit travailler pourl’empecher.
Observations sur le Service des troupes Suisses.
Je prends la liberté de présenter au Roi, que pour par-venir à entretenir à son service, un aussi grand corps deSuisses qu’il y en à, et le rendre encore meilleur qu’il n’es!,il est necessaire d’observer ce que j’ai l’honneur de dire àsa Majesté cy apres.
Je commencerai donc en premicur lieu à dire, qu’il n’yà rien de mieux pour le bien du service du Roi et pour lasatisfaction des honnestes gens qui ont l’honneur d’y £stre,que lors qu’il viendra par la suite a vaquer des Compagniesdu régiment des gardes, sa Majesté n'excluë pas du choixqu’elle fera pour les remplir, d’autres bons sujets qui se trou-