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sur Eux, car ils néprouvent que trop quelles sont ses vio-lences, ses injustices, et quelle est sa tyrannie. Ces Capita-tions excessives ; Ces quartiers d’hyver où les Peuples sonten proye â l’avarice des Officiers, et des soldats sans paye.Ces tailles que l’on a establi sur eux avec tant d’excès etsans aucune attention à leurs franchises; Les fils qu’on ar-rache d’entre les bras de leurs Peres et de leurs Mères,auxquels ils servoyent de soutien dans leur vieillesse, pourles obliger de s'aller faire tuer dans les Armées, et tant d’au-tres oppressions dont l’on accable une Nation jadis si libre,ne peuvent que de lay etre insupportable: sur tout lorsqu’ellefait la comparaison de son bonheur passé, avec les mauxprésens.

Aussi, L. M. Imp lc et Catholique, ne doutent pas, que main-tenant qu’il s’offre à la Noblesse, et aux peuples du Comtéde Bourgongne une occasion si favorable et si certaine desecouer le joug de la France, ils ne l’embrassent avec lecourage qui leur est si naturel; Leur bonheur ou leur mal-heur est présentement entre leurs mains. Car comme L. M. I.et Catholique agissant en tout de concert avec leurs Alliés,sont convenus avec eux et en ont tirés parole que si laNoblesse et les Peuples du Comté de Bourgongne vouloyents’assister eux memes, et faire, pour se tirer de dessous ladomination de la France tous les essors que l’on doit atten-dre de leur fidelité, et de leur bravoure, non seulement,on leur procurerait toutes les assistances nécessaires pour lessoutenir, ainsi que les mesures propres à cet effet en sontsolidement prises, mais qu’encore, on ne ferait aucune paixavec la France sans exiger d’Elle une renonciation absolueet perpétuelle du Comté de Bourgongne; Et les Bourguig^-nous peuvent aisément juger par l’état où est la France,par la misère ou Elle est réduite, par lépuisement de ses