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que votre bon Cœur vous inspirera. Je vous prie encorede conduire tous les pas de M. Vigier, qu’il ne sauroit quebien faire sous votre auspice. Je lui envoyé une lettre deCreance qu’il ne rendra qu’en tant que vous l’approuyerés.Au surplus la noirceur du Canton de Baie ne peut sejustifier: j’ai des preuves en mains dont je fais un abrégé àM. l’Avoyer Ourler, priés le M. de vous en faire part, etne le laisses pas ignorer à un homme, que j’estimerai toutema vie, et que je plainderai toujours d’être né Balois, vouscomprendrés bien de qui je veux parler.

L’Etat m'envoya une Deputation le 21. j’en ai renducompte au Roy, parceque Mess" les Députés me parlentd’une maniéré qui ne peut être plus agréable a sa Majesté.

Le Comté de Bourgongne est plus en sûreté, qu'on nepense du coté de l’Armée du Piémont, pourvu que Celle duRhin l’epargne, elle n’aura pas à souffrir. Tous vos sagesavis ont fait leur Chemin, je vous conseillerois M. de nem’en plus donner si je n’en prositois sur le Champ, j’espereque ma conduite ne vous rebutera jamais.

Quelque envie que j’aye de vous embrasser, M. je desireque vous restiés à Baden jusqu'à ce que Mess" les Députésayent eu réponse de leurs Supérieurs, car enfin il est temsde savoir à quoi le Roy doit s’en tenir avec la Nation. Voussavés le fracas que produisit la prétendue infraction de M.le Maréchal de Villars: la querelle allemande que lui fit laVille de Bâle, sur le Gravas et sur les boulets de Canon, quiavoient enfreint l’air Helvétique tout vous est conû, au-jourdhui il est encore à naitre que le Canton de Bâle aitdonné aucun signe de vie à ceux de Berne et de Soleure :Mettes en paralelle, M. cette différence de conduite etconciliés, s’il convient au Roy de ménager à l’avenir de telsalliés. Examinés encore je vous prie, si un membre qui