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Villes Ferestieres, et le Pays compris dans la déclaration de1702 n’a eu d’autre objet, que celui de vous bien marquerà quel point votre repos lui est cher: il l’a préféré à sespropres avantages, n’a point fait d'attention au détriment deses troupes, ni aux Dépenses excesives, qu’il à été obligé defaire, et c’est à Vous M. 8. qui est duc la conservation deces Villes de ce pays, puisque sa Majesté à votre seule consi-dération à saintement observé une Neutralité si prejudiciableà ses interets, pouroit-elle vous donner des marques plusessentielles de sa cordiale Amitié, et des égards qu’EUe atoujours eu pour vous.

Le Roy n’à pas traitté avec l’Empereur. Il n’a pas comptésur la parole de ses ennemis, c’est uniquement sur la votre,je m’y suis aussi abandonné, lorsque le 7 et 17 du Mois der-nier d’Aout Vous rn’avés positivement assuré par écrit, quevotre Frontières seroient gardées avec soin; J’en ai informéSa Majesté et ses Generaux. Vous voyés M. 8. ce qui enest arrivé, et vous savés que c’est par la faute d’un de vosMembres, que votre Louable République est honteusementoutragée.

Je desirerois de tout mon cœur pour votre réputation, quela Cassette du General Mercy ne m’eut pas fourni des éclair-cissements, que je serois ravi moi même d’ignorer. Mais jene puis m’empêcher de vous dire, que la Conduite que vousallés tenir décidera, si vous avés mérité, ou non, que lesennemis vous crussent susceptibles de corruption et dinfidelité.

Je ne prétends pas M. S. réfuter les raisons, que donnentcertains Ministres, pour tacher de justifier par des exempleschimériques, la Violation de votre Territoire. La lettre quevous avés pris la peine de m’ecrire le 22 du même Moism'épargne le soin de repondre a des suppositions qui sedétruisent d’elles mêmes.