122
Du Lug Ambassadeur de France de sa proposition amiable,et des offres qu’elle leur a faites en bonnes intentions, et luirépétént en conformité des lettres, qu’ils lui ont écrites eydevant, que la Violation imprévue du Territoire de Bâlecommise en dernier lieu par les Impériaux pour entrer enalsace, a été très sensible et fâcheuse à leurs SeigneursSupérieurs, et à eux, que d’abord après ils avoient demandéplusieurs fois instaurent à M. l’Ambassadeur de l'Empereurune satisfaction et réparation convenable, et une vraye etplus grande sûreté à l’avenir pour le maintien du Traitte faitpar toutes les parties en 1702 qu’ils avoient demandé lamême chose par écrit à sa Majesté Impériale, et d’en avoirune réponse satisfaisante dans quinze jour, si non qu’ils ypourvoyeroient aux mesures, selon que les choses le requie-reront: ainsi qu’il se voit par les Copies cy jointes No. 1 et 3que pour la sûreté d’intérim M. l’Ambassadeur de l’Empe-reur avoit promis souvent et très solemnellement, que commece qui s’etoit passé, avoit été fait à l’insû de sa Majesté Im-périal, et au sien, l’on avoit pris de telles mesures, que ce-pendant il n’arriveroit plus rien du contraire du Coté del’Empereur. Mais que les Louables Cantons ne s’en etoientpas contentes et avoient pris des mesures eux mêmes quequelques Cantons avoient envoyés des Représentants et destroupes dans la Ville de Bâle et d’autres sur les frontièresqu’elles seroient suivies d’autres en tout cas. Qu’on avoitétabli les fanaux et les gardes sur les hauteurs que lesMilices etoient averties, et toutes choses prêtes, avec Ordrede donner l’ai larme dans le Pays en cas de besoin, que parla Mess" les Députés ésperoient d’avoir satisfait pour leprésent à ce que la Sûreté requeroit, et de n’avoir riennégligé aussi peu que pour le passé. En ce que sur leMémoire, qui S. E. avoit donne le 7 du Mois d’Aout dernier