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mais apres avoir établi comme un principe certain que votreMajesté n’a pas d’Ennemis plus dangereux que les Bernois, etque l’on ne doit rien oublier pour leur ôter les moyensd’exécuter leurs mauvais desseins; il est de mon devoir dereprésenter à votre Majesté que l’on 1er oit vainement desEfforts pour rétablir parfaitement l’ordre dans la Suisse parla seule voie de la douceur pour y assurer la réligion Catho-lique contre les dessins des Protestans. 11 est donc questiond’examiner s’il Seroit possible d’exciter les mouvements quipouroient conduire a ces deux fins sans que votre Majestéy entrât que comme amy commun, et voici Sire, les veuesque je croie que l'on pour oit suivre.

Il faudrort pour cela que le Pape connust ses obligations ;qu’il voulut agir de bonne foi auprès de l’Archiduc devenuEmpereur et Duc de Milan et que ces deux Puissances; lapremière comme chef de notre réligion, et l’autre en qualitéde Seigneur Suzerain des états de St. Gai et de Toggenbourg,agissent par ces motifs, pour donner le premier mouvement;et il faudroit seulement prendre des sûretés pour que l’Archi-duc ne format point d’établissement en Suisse, et qu’il envis-ageât la Paix de Westphalie comme la régie de ses dé-marches.

Si la chose pouroit ainsi s’exécuter vous seriez en état,Sire, de faire entrer un corps de troupes en Suisse noncomme ennemi d’aucun des membres mais en qualité d’alliéqui se trouve fortement intéressé au maintien de la Répu-blique; par la Sire, vous pouviez imposer la loi, et rendreiustice à tous.

Si le parti vous paroit impossible dans l'execution, et quevotre Majesté, toujours sage et éclairée juge apropos de serenfermer dans la voie de la douceur et d’attendre d’autresconjonctures pour remettre les choses dans un état plus