GKNÈVK.
menacé de l’êlre, à cause de l’extrait d’une vieanglaise de Thomas Morus. On trouvait dans cetextrait une allusion à l’affaire du pape , et Genèvefut presque censurée comme papiste. Bonaparteabhorrait Genève et les Genevois, et l’on se rap-pelle sa réponse spirituelle lorsque, invité à pas-ser par Genève, il dit qu’il ne savait pas assezVanglais pour cela. Le bonapartisme genevois serattache, il est vrai, à des souvenirs d’une bonneadministration, à quelques avantages de com-merce , mais il n’est pas moins une erreur. L’im-pulsion donnée par la France vers une sorte deperfectionnement social pouvait être utile à d’au-tres peuples moins avancés, mais elle est inutile àGenève, et cette ville si éclairée n’a besoin depersonne pour apprendre et savoir la civilisa-tion.