CHAMOINY.
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« gés ; que c’avait etc en vain... Qu’ils avaient lieu« de croire ou qu’on n’était pas persuadé que le« mal fût aussi grand qu’il était, ou qu’on les« croyait moins pauvres qu’ils n’étaient en effet...« Ils le supplièrent d’envoyer sur les lieux pour« vérifier toutes choses, afin que, sur le rapport« qui lui en serait fait, il pût écrire en leur faveur.
« François, qui avait le cœur le plus tendr c« pour les misères d’autrui, fut sensiblement tou-« ché du malheur de ces pauvres gens, et s’offrit« de partir à l’heure même pour les aller consoler« et leur rendre tous les services qui dépendraient« de lui. Ils s’y opposèrent, en lui représentant« que le pays était impraticable et si rude qu’un« cheval n’y pourrait aller. Le saint prélat leur« demanda s’ils n’en étaient pas venus; ils répon-« dirent qu’ils étaient de pauvres gens accoutumés« à de pareilles fatigues. « Et moi, répondit« François, mes enfants, je suis votre père, obligé« de pourvoir par moi-même à votre consolation« et à vos besoins. » Ainsi, quelques instances« qu’ils lui pussent faire, il partitavec eux à pied...« Il lui fallut un jour entier pour faire les trois« lieues qu’il y a de l’abbaye de Six à la vallée.
« Le mal était encore plus grand qu’on ne le lut