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qu’il croit devoir le reconnaître ; il s’imagine assis-ter au triomphe de la cause qu’il a si lidèlementservie, et il s’offre encore pour aller en Irlandecombattre le tyran. Mais cet émigré de la républi-que, ce député du rump, était aussi un demeurantd’un autre âge : en revenant à ses anciennes me-nées, il ne s’apercevait point que la monarchielégale avait pour toujours guéri son pays des illu-sions populaires; résultat inévitable et certain,à toutes les époques, des progrès de la raisonpublique. Menacé d’être arrêté comme meurtrierde Charles I 8r , obligé de se cacher et do fuir denouveau, Ludlow revint à Vevey, où il mourut en1696, à l’âge de soixante et treize ans. Son tom-beau, élevé par sa veuve dont il avait méritél’affection, est surmonté d’une longue et belleinscription qui rappelle ses titres, ses places, et lesprincipaux événements de sa vie agitée, coupable,mais non souillée et digne de mépris.