Lac de Genève.
Après avoir passé quelques jours à Lausanne,je pris le bateau à vapeur pour Genève. Je n’en-treprendrai point de décrire cette navigation, pres-que aussi aventureuse que le voyage par mer deParis à Saint-Cloud. Les Anglais étaient nombreuxsur le bâtiment; à la multitude de lorgnettes et delongues-vues qu’ils braquaient sur tous les pointsde la côte, à la vivacité de leurs discussions, on eûtpu croire vraiment que nous étions dans la mer duSud, toutprès de faire quelque nouvelle découverte.Malgré l’enthousiasme convenu, j’avouerai toute*