ILES BOKHOMÉKS.
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homme, une sorte d’effroi, lorsqu’on songe qu’ilest l’ouvrage du crime et des passions.
J’ai vu dans l’isola Bclla les deux plus grandslauriers qu’il y ait en Europe, on les prendraitpresque pour deux arbres des Champs-Elysées.Ces lauriers jumeaux semblent plus particulière-ment un emblème de la gloire. On ne connaitpoint leur origine; ils n’ont été plantés par per-sonne ; ils sont antérieurs à la création du jardinactuel, et d’eux-mêmes ils avaient pris racine aumilieu des rochers. On raconte que dans une despremières campagnes d’Italie, Bonaparte, étantà l’isola Bella, grava sur le plus grand de ces lau-riers le mot baüaglia. Un soldat autrichien a depuisdonné un coup de sabre sur le laurier, commepour rayer ce mot; l’écorce a été arrachée par unAnglais et l’on déchiffre à peine les traits glorieuxtracés par la main du vainqueur.
A côté du luxe aristocratique et presque royalde l’isola Bella est l’aisance laborieuse de l’ile desPêcheurs ( l’Isclla ). Là, chaque habitant possèdeune maisonnette, un bateau, un filet ; c’est lapetite propriété sur l’eau. La population de l’iledes Pêcheurs est vraiment extraordinaire ; elle
contirme la remarque de Montesquieu sur la pro-
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