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LOMBARDIE.
montagnard de suivre le premier consul, mais ilrefusa parce qu’il bâtissait, dit-il, une maison queBonaparte lui paya : cet homme l’habite encore, etson compagnon de danger, moins avisé, a perduses palais. Les enfants et les habitants de cette par-tie des Alpes ont un air de force et de santé qui ré-jouit; ceux-ci sont presque tous propriétaires, etcette propriété, cultivée soigneusement, rappelleles champs sur les abimes de la lettre de Saint-Preux.
Le mauvais temps ne me permit d’arriver à l’hos-pice du Grand Saint-Bernard qu’à la nuit. Si quel-ques beaux aspects de la nature m’ont peut-êtreéchappé, je n’ai rien perdu certes du spectacle decourage et de vertu que donnentles religieux, spec-tacle plus noble que la scène qui les environne ;car il tient à la grandeur de l’homme. En relevantl’inadvertance injurieuse de lord Byron au sujetdes prêtres du Saint-Bernard, je ne les avais peintsque sur leur renommée ; je n’ai pas été moins tou-ché en les voyant de près. Ces hommes, presquetous du Valais, joignent à une instruction variée lapolitesse chrétienne et ecclésiastique des religieux,et la simplicité et l’hospitalité des montagnards;prêtres édifiants, ils sont pleins d’indulgence et