Uli ÉPOQUE DU VOYAGE u’iTAME.
au milieu du jour, est bien compensée par l’éclatet la pureté de la lumière du ciel, la magnificencedu matin et du soir, et même le charme des nuits.
L’hiver n’est point aussi bénin en Italie qu’onse l’imagine communément, et l’instinct populairey a naturalisé le manteau. La seule différence avecnos climats ne consiste guère qu’à jouir du prin-temps trois semaines plus tôt et de l’automne troissemaines plus tard.
Le célèbre docteur, conseiller et professeurémérite, Valeriano Bresa, dans son livre intitulé :Ischia e Venesia, publié en 1838, classe ainsi,pour les avantages du climat d’hiver, les princi-pales villes d’Italie : Rome, Naples, Nice, Pise,Venise, Florence, Padoue.
Il faut que les malades se gardent bien de croireque ce climat soit une panacée qui suffise à lesdélivrer de leurs maux. Les médecins nationauxestimés seront préférés : beaucoup ont étudié enFrance, en Allemagne, en Angleterre; ils sont aucourant des doctrines thérapeutiques du dehors,et ils connaissent mieux la qualité des produits dusol, les variations de l’air, la convenance du régimeet l’effet des remèdes. La médecine italienne estdouce, expectante, confiante dans les ressources