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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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72 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

militaire de quelques semaines devait rendre capables detenir la campagne. Il importait donc, en ce moment cri-tique de formation, de se soustraire à un désastre quiaurait eu pour conséquences de découvrir Besançon,Lyon et le centre du pays.

IV. — Retraite sur Besançon.

Le 11 au soir, le mouvement de retraite commençait enconséquence. Des feux de bivouac restaient allumés pourtromper l’ennemi et dissimuler le départ. Sur l’ordre dugénéral Gambriels, les ponts de la Vologne avaient étéminés par les soins du comité de défense et sous la directionde M. de Fontanges, ingénieur en chef du département.Des mesures analogues avaient été prises pour détruirerapidement les voies de communication conduisant dansle bassin de la Saône.

La retraite allait donc être protégée par les difficultéscréées ainsi à l’ennemi et, aussitôt après le départ des der-niers éléments français vers le Sud, le viaduc de Bertra-ménil sautait.

Remiremont et Dommartin avaient été assignés auxtroupes de la Vologne, comme directions premières ; lestroupes que Belfort avait envoyées pour garder Gérardmer,et celles qui occupaient les cols des Vosges, se concen-traient d’abord au Thillot. Le 13, les colonnes atteignaientLure, Melizey et Faucogney *.

1. En arrivant à Melizey, on discuta la possibilité de se jeter sur les têtesde colonnes que l’on savait devoir déboucher par la route de Luxouil. Le gé-néral Gambriels, avec une sûreté de jugement qu’on doit reconnaître, préféraéviter un nouvel engagement pour ne pas compromettre l’œuvre d’organisationqu’il voulait poursuivre antonr de Besançon.