86 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES. i
en première ligne, suivies par les Prussiens. Elles avaient ;ordre d’occuper le lendemain les ponts de l’Ognon.
Le 21 également, le commandant supérieur de la région ;de l’Est faisait éclairer le front de ses positions par unepetite colonne mobile sous les ordres du colonel Perrin.
La reconnaissance, composée du 4 e bataillon du 85 e(moins une compagnie laissée dans les bois de Chailluz), du2° bataillon du Doubs, du 3 e bataillon des Vosges et de lai re section d’artillerie du 14' régiment, atteignait Franois 1 ,où on lui signalait l’ennemi dans la direction de Rioz 2 . Ellèy laissait un détachement et gagnait Voray, où elle s’éta-blissait pour la nuit, en installant ses grand’gardes à Ge-neuille, àBussières et sur les routes de Boult 3 et de Rioz.
Conformément aux ordres du commandant supérieur, 'les gardes mobiles des Hautes-Alpes étaient envoyés le 22à Ghàtillon-le-Duc et aux Rancenières, ceux des Vosges à :Auxon-Dessus. Environ 1,000 hommes du 16 e bataillon jde chasseurs et du 78' de ligne arrivaient à Voray, afin de |soutenir la reconnaissance. i
Le colonel Perrin ordonnait aussitôt aux gardes mobilesdes Vosges et à ceux des Hautes-Alpes de gagner Cusseyet Étuz; quant au 16 e bataillon et au 78', il les dirigeaitsur Buthiers et Voray. Lui-même franchissait l’Ognon etpoussait sa reconnaissance sur la rive droite par le boisde Voray dans la direction de Boulot. En même temps, ildonnait l’ordre (7 heures du matin) au 3° bataillon desVosges d’occuper le pont de Cussey et de le défendreénergiquement.
1. Franois, à 7 kilomètres ouest de Besançon.
2. llioz, à 20 kilomètres nord de Besançon.
3. Boult, à 5 kilomètres nord de Voray et à 15 kilomètres nord de Be-sançon.