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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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92 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

permis d’espérer que quelques engagements prudemmentconduits donneraient à nos hommes la solidité et le calmequi leur avaient fait défaut jusqu’alors 1 * * * .

Le 22 au soir, pendant que les Allemands se repliaientsur l’Ognon, le commandant supérieur donnait l’ordre delaisser un poste avancé sur la forte position de Châtillon-le-Duc afin d’observer l’ennemi, et reportait, dans leurscantonnements et sur les lignes du camp retranché, lamajeure partie des troupes qui avaient été mises en mouve-ment. Les forces, réunies sous le commandement du co-lonel Perrin, pour exécuter la reconnaissance du front dela position, se concentraient donc sur les hauteurs deChâ-tillon-le-Duc et y passaient la nuit.

La journée du 23 octobre allait trouver les troupes ré-parties de la manière suivante:

La l Te division, sous le général Grouzat, disposée surde Palente à la Justice.

/ re brigade : Général de Polignac.

bataillons de la Loire, devant Palente.

— du 85 e , au Dessus-de-Chailluz.

— du Jura, les Torcols, les Graviers blancs,la croisée de Cussey, la Justice.

deux lignes,

'/ re ligne . 2

1. C’est précisément au moyen de petits combats habilement introduits, pru-

demment conduits et dans lesquels, en restant sur la défensive, on se ménagel’appui du terrain, qu’on réussit tout d’abord à relever le moral d’une arméequi vient d’élre battue.

On ne saurait se figurer quelle salutaire influence le moindre succès exerceen pareil cas sur les troupes. Ce n’est cependant qu’en se faisant violence qu’a-près une grande défaite les généraux prennent cette dernière voie de salut. 1> Spréfèrent habituellement fuir le danger en s’éloignant de l’ennemi, ce qui ne

peut qu’être favorable à celui-ci et les conduire eux-mêmes à une perte plus

certaine ou, pour le moins, à des dangers plus grands. (Clausewitz.)