100 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
et en outre (pour mémoire) :
Châtillon-sur-Seine . . 1 bataillon des Basses-Pyrénées,
Montbard. 1 — de l’Isère,
Semur.1 — de l’Yonne,
chacun à 1,200 hommes.
Soit un total général d’environ 12,500 hommes'.
Projet d’opérations combinées entre les armées de l'Est,des Vosges et de la Côte-d’Or. — Le 20, le commandantsupérieur de la région de l’Est envoyait au comité de dé-fense de la Côte-d’Or et au général Sencier, qui commandaità Dijon, des instructions générales pour l’emploi de cestroupes. Il prescrivait de se tenir en relation avec le généralGaribaldi à Dole et de communiquer, si faire se pouvait,avec l’armée qu’on devait former derrière la Loire. Legénéral recommandait enfin de ne pas perdre de vue qu’onn’avait pas de forces régulières à opposer à l’ennemi; ilfallait ménager ces troupes, dont la France aurait cer-tainement besoin quand elles seraient formées et enétat d’agir. Il importait donc d’assurer leur retraite surLyon et de les faire rétrograder en temps utile sur cepoint.
Le général Sencier, toutefois, ne se trouvait plus dansles conditions de santé nécessaires pour exercer effective-ment un commandement aussi actif et dont les circons-tances allaient encore augmenter l’importance. Aussi leprésident du comité de défense, le docteur Lavalle, rece-vait-il délégation du général Cambriels pour exercer lecommandement et diriger les opérations en attendantl’arrivée du chef militaire qu’on demandait au mi-
I. Renseignements demandés par le général Cambriels (Situation datée du19 octobre. Dijon).