PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.
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En résumé, l’armée de l’Est comptait alors (28 octobre)deux divisions complètes et organisées, présentant un ef-fectif de 20,000 hommes environ, une réserve de 1,500hommes et enfin la colonne mobile des Vosges, à laquelle5,000 hommes et une batterie de montagne avaient étéaffectés. Les éléments d’une 3 e division commençaient àse grouper, sur la rive gauche du Doubs, sous les ordresdu capitaine de vaisseau Rolland.
Le général Cambriels affirmait en ce moment au ministreque les troupes cantonnées sous Besançon étaient assezbien formées pour faire campagne et concourir à la défensegénérale du pays; elles devaient céder leur place sous Be-sançon à d’autres troupes non encore organisées; on pou-vait les mener à l’ennemi.
« Tout avantage remporté sur le flanc de l'ennemi par« l’armée de Besançon, ajoutait le commandant supérieur,« aura une influence capitale sur les opérations des autres« armées, parce qu’un succès dans l’Est peut compromettre« la retraite de l’ennemi et mettre dans ïembarras les« troupes mêmes qui n’ont pas pris part à l’action ; tandis« qu'une victoire, même aux environs de Paris, ne peut« désorganiser que les corps d’armée ennemis ayant pris« part au combat. »
Retraite personnelle du général Cambriels. —
Il ne devait point être donné au général Cambriels derecueillir le fruit de ses laborieux efforts en conduisanta l’ennemi les troupes qu’il avait formées. Les travaux pé-nibles et ingrats de leur organisation, les fatigues physi-ques et morales venaient d’avoir enfin raison de sa téna-cité à lutter contre les souffrances, de sa volonté patriotiquede les oublier. La blessure qu’il avait reçue à la bataille