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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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122 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

nière ville, s'effectuait à la hâte; des trains les emme-naient successivement à Dijon, dès que la formation d’unpremier noyau était terminée et sans même attendre laréunion complète de chaque élément.

170 hommes environ de la 2 e compagnie de marche 1du 6 e bataillon de chasseurs à pied débarquaient à Dijon lespremiers, vers 3 heures du matin. Le colonel Fauconnet,forcé de retarder de quelques heures son départ de Beaune,pour veiller à l’organisation première des embarquements,n’était point encore arrivé. Le comité de défense de laCôte-d’Or le remplaçait donc momentanément dans laconduite des opérations militaires ; il dirigeait cette com-pagnie sur Saint-Apollinaire.

Vers 8 heures et demie, son chef recevait avis que l’en-nemi attaquait, vers Varois, des francs-tireurs du Rhôneet de la Côte-d’Or et des gardes mobiles qui, au nombrede 300 environ, défendaient les approches de Dijon et at-tendaient des renforts.

Établis d’abord à Orgeux, Arc-sur-Tille, Couternon, etrépartis le long de la Tille, ils avaient en vain tenté detenir tête à l’avant-garde de la l re brigade badoise quimarchait sur Dijon.

5 compagnies de grenadiers du corps, 2 escadrons, unebatterie, s’étaient déployés devant Arc-sur-Tille, pendantqu’un bataillon et 2 pièces tournaient la gauche françaisevers Arcelot.

La compagnie du 6 e chasseurs à pied se portait aussitôtà Yarois; mais, reconnaissant bientôt l’impossibilité desoutenir la lutte dans de telles conditions, nos faibles dé-

1. La compagnie comptait 1 SG hommes au 1 er octobre et 180 au 23 octobre.Nous ignorons son effectif exact an combat du 30.