162 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
C’était la première légion du Rhône commandée par lecolonel Celler h
Corps francs des Vosges. — Enfin, une troupede partisans, le corps franc des Vosges, battait l’estradeen avant du front de ces légions. 11 comprenait environ2,000 hommes et formait 18 compagnies, soutenues par
1. La l ie légion du Rhône, créée par un décret de la délégation du Gouver-nement de la Défense nationale en date du 1 er octobre 1870, comprenait enprincipe :
3 bataillons d'infanterie à 6 compagnies de 150 hommes.
1 compagnie du génie.
4 cavaliers éclaireurs.
(Pour mémoire) une batterie de G pièces Armstrong de 9.
L'infanterie et le génie étaient armés de fusils mod. 18G6 de fabricationanglaise.
La légion était recrutée parmi les gardes nationaux du département duRhône, âgés de 25 à 35 ans. Elle comprenait un certain nombre do volontairesde tous les départements, mais surtout des Alsaciens.
Elle fut commandée, du 5 octobre an 18 décembre, par le colonel auxiliaireCellcr, capitaine d’état-major.
Les 3 chefs de bataillon, les adjudants-majors et les officiers comptablesétaient également des officiers en activité de service, détachés de l'armée régu-lière, par ordre du général Bressolles.
Les deux capitaines de la batterie, la plupart des officiers de compagnies,étaient d’anciens sous-officiers de l’armée. Parmi les hommes, très peu avaientservi.
L’organisation s’était poursuivie à Lyon, sous la direction du préfet du Rhône,commissaire extraordinaire de la République, M. Challemel-Lacour, et sous lecommandement du colonel Celler.
La formation avait demandé un mois (5 octobre-10 novembre). Au 10 no-vembre, la légion était portée en l ro ligne.
An 14 novembre, elle passait sous les ordres du général Crouzat.
Le IG, elle recevait mission de surveiller, concurremment avec les gardesmobilisés du Jura, les passages du Doubs et de la Loue, de Verdun à Besançon.
Le 19, elle passait sous les ordres du général Crévisier.
Le 23, elle recevait ordre de se concentrer à Verdun-sur-Doubs.
Le 2G, sa batterie restée à Lyon la rejoignait.
Le 27, elle était tout entière concentrée à Verdun. Elle avait eu deux petitseigagements avec l’ennemi, le 19 à Saint-Jean-de-Losne, et le 20 à Laperrièroprès Dôle.