CAMPAGNE DE BOURGOGNE.
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L’ennemi, en effet, se gardait avec vigilance. Lesforces qu’il mettait en mouvement pour se couvrir luipermettaient de se renseigner exactement, d’éviter toutesurprise et de faire face à l’offensive de l’armée desVosges.
Celle-ci, aventurée à la légère, allait se heurter à destroupes mieux organisées, plus solides et, par suite, supé-rieures, sans attendre les renforts considérables que lecommandant de Lyon mettait à sa disposition. Une véri-table déroute allait en résulter. Son influence sur le moralde l’armée devait être considérable et prolongée.
Seconde démonstration contre Plombières. Marche del’armée sur Pasques et Prénois. — Le 26 novembre, lal re brigade (Bossak) renouvelait de grand matin sa dé-monstration dans la direction de Plombières. Elle occupaitVelars; 2 bataillons badois et une batterie légère garnis-saient, sur la rive opposée du canal de Bourgogne, leshauteurs situées au nord du Mont-Afrique. La i ™ brigade,dépourvue d’artillerie et hors de portée de fusil, s’établis-sait sur le versant nord de la vallée de l’Ouche et gardaitle flanc droit de l’armée.
Celle-ci, mise en mouvement, à 8 heures du matin, versle nord, gravissait les pentes qui conduisent au plateau dePasques et de Prénois.
Reconnaissance envoyée par l'ennemi sur la route deSaint-Seine. — Mais, le même jour et pendant les mêmesheures du matin, l’ennemi poussait une reconnaissancesur la route de Saint-Seine. Elle était forte de 3 bataillonset de 2 escadrons, soutenus par une batterie lourde. Legénéral de Degenfeld la commandait. Ces troupes traver-saient Parois, puis elles se rabattaient sur la vallée del’Ouche par Prénois et Pasques.