202 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
Elle avait ordre de pousser jusqu’à Beaiine, si faire sepouvait, afin de faciliter les opérations du général Reliercontre Autun.
Elle repoussait sans peine (9 heures du matin) nosfaibles détachements (francs-tireurs des Pyrénées-Orien-tales, du corps franc Bourras), qui se retiraient alors surle plateau de Chaux.
Mais, en ce moment, la 2 e ’légion du Rhône 1 (colonelFerrer) arrivait à Comblanchien (vers 1 heure). Elle yapprenait la présence de l’ennemi à Nuits. Le généralCrémer la poussait aussitôt sur Prémeaux. Là, un bataillonallait prendre position sur le plateau de Chaux, où il re-joignait le corps franc des Vosges 2 . Ordre leur était donnéed’effectuer un mouvement offensif par l’ouest. Les deuxautres bataillons de la légion prononçaient une attaque defront par la route de Dijon.
L’ennemi, établi dans Nuits, en avait rapidement mis lepérimètre et les abords en état de défense. B réussissaità arrêter l’attaque de front au moyen de feux de salve
dit pas que l’état-major du XIV 0 corps dirigeait lui-même cette reconnais-sance, mais on peut constater le fait en se reportant aux Éphémérides de la20 e livraison. Le Grand État-major place la narration de ce combat du30 novembre après celle du combat du 1 er décembre sous Autun, ce quidéroute un peu le lecteur et l’empêche de saisir la corrélation réelle entreces deux événements. Une dépêche citée plus loin et rapportée par Lôhlein(général de Werder à général Keller) ne laisse aucun doute à cet égard :l’échec subi le 30 novembre à Nuits par la reconnaissance allemande amotivé la retraite de la brigade Keller devant Autun le 2 décembre.Voir la note, page 212.
1.75 officiers, 2,922 sous-ofliciers et soldats répartis entre : les 3 bataillonsde la 2° légion du Rhône; les tirailleurs des Cévennes, du capitaine Thibaud;les francs-tireurs de la Mort (d’Alger), du lieutenant Hérillier; 1 compagnie dugénie; l’ambulance.
2. 13 compagnies: 1,300 à 1,400 hommes.