CAMPAGNE DE BOURGOGNE. 225
L’ennemi avait perdu 165 hommes 1 . Une ambulance et72 prisonniers étaient restés entre nos mains.
Nos pertes s’élevaient à 5 tués et 25 blessés.
Le bataillon de la Gironde et celui des gardes mobilisésde Saône-et-Loire n’avaient point été engagés. Les adver-saires en présence avaient par suite combattu sensible-ment à forces égales (5,800 hommes environ de par' etd’autre). Mais le résultat eût pu être tout autre, si le dé-part des diverses fractions placées sous les ordres du gé-néral Crémer s’était effectué de meilleure heure; si, enfin,le débouché nord du défilé eût été occupé solidement aumoment où la colonne de gauche arrivait à. Vandenessesur les derrières de l’ennemi.
Les succès obtenus dans ces premières rencontres affer-missaient toutefois beaucoup le moral des jeunes troupesconfiées au général Crémer. Le résultat stratégique cher-ché n’avait cependant pas été obtenu : l’adversaire, eneffet, avait réussi à effectuer sa retraite et à regagnerDijon ; mais, au point de vue tactique, le champ de batailleétait resté à nos troupes ; elles avaient repoussé l’ennemi.Désormais, elles avaient confiance dans leurs forces et dansleurs chefs ; elles croyaient au succès. Il devenait possiblede les engager plus sérieusement et il était permis decommencer à compter sur elles 2 .
1. Tues.18
Blessés.T 5
Disparus.72
165
2- Il était bon pour nos soldats qu'ils crussent que c’était eux qui prenaientl’offensive, pour qu’ils fussent bien persuadés qu'ils pouvaient tenir.
(Général Crémer. — Déposition à l'Enquête parlementaire.)
OUERRB S (TR LES COMMCîîlCATiONS.
15