230 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
aibles (6,000 à 7,000 hommes) entré Seurre, Navilly etVerdun. Il devait se relier aux gardes mobilisés du Jura,qui occupaient ces points.
Mais le moral de l’armée des Vosges avait été tropéprouvé par l’échec qu’elle avait subi sous Dijon et parl’attaque imprévue d’Autun pour qu’elle pût reprendre lacampagne.
Son chef se refusait à concourir à aucune opérationavant que sa réorganisation fût terminée et que les ren-forts en artillerie qu’on lui annonçait fussent arrivés.
L’opération projetée était donc forcément remise jus-qu’au moment où toutes les forces françaises seraient ensituation d’agir de concert.
Conséquences de l ! inaction de nos troupes pendant cettepériode. Réorganisation du XIV e corps allemand à Dijon.—- Pendant cette période de calme, l’ennemi, bien rensei-gné sur les effectifs des éléments qu’il avait en présence,concentrait, autour de Dijon, toute.s les troupes dont ilpouvait disposer. Il rappelait de Gray une partie de la4 e division de réserve, ainsi que la l rc brigade badoiseet les troupes prussiennes qu’il avait détachées sur Châ-tillon-sur-Seine avec mission de protéger les voiesferrées.
Dès le 6 décembre, tout le XIV e corps était réuni au-tour de Dijon. Il s’occupait à remettre en état ses effetsd’habillement et d’équipement; il réorganisait le groupe-ment de ses éléments constitutifs
1. Une brigade de cavalerie était formée an moyen des dragons du corps etdu 2 e régiment de dragons. Les escadrons dn 3° régiment de dragons étaientaffectés aux brigades d’infanterie qui ne conservaient plus qu’une seule batterielégère. Quant aux 6 autres batteries, elles étaient groupées en AbtheUmigm(groupes).