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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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232 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

Le 13 décembre, M. de Freycinet écrivait au comman-dant de l’armée de Lyon :

<r Vous n’ignorez pas que Belfort est investi, qu’on parie« déjà de la possibilité de sa chute prochaine et qu’on« ajoute qu’une faible armée pourrait le débloquer. Il« n’est pas admissible que nous restions indéfiniment dans<r l’expectative parce que des lenteurs administratives pa-ir ralvsent nos intentions communes. Je vous prie donc de« me dire catégoriquement ce qu’il vous manque pour« que vous puissiez sortir de Lyon. Sont-ce des officiers?« des soldats? de l’artillerie ?...

« A quel chiffre pourront s’élever les forces de Gari-« baldi et comment s’établira sa coopération avec vous?« Les forces de Crémer figurent-elles dans votre effectif« ou dans celui de Garibaldi? Bref, quelles sont les forces« totales pouvant opérer dans l’Est et à quelle date exacte« — j’insiste sur ce point — l’opération commencera-« t-elle ? Enfin, entrerait-il dans vos vues de rallier en« passant une partie de la garnison de Besançon? Indi-ce quez-moi, en quelques traits généraux, quel serait votre« plan ; mais de grâce, hâtons-nous. »

Le même jour, une communication analogue était adres-sée au général commandant la 7 e division militaire et laplace de Besançon.

13 décembre. Guerre à général Rolland.

« Dites-moi exactement et sans grossir les chiffres,« combien d’hommes pourront sortir de Besançon, le« 20 courant, pour participer à une action commune dans« l’Est. Subsidiairement, dites-moi si la disposition d’es-« prit de ces troupes permettrait de tes placer en tout ou« partie sous les ordres du général Garibaldi;.... nous ne« violenterons pas, bien entendu, les sentiments de vos