242 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
ment de marche 1 avait donné le temps au général Crémerde faire entrer en ligne les troupes qui revenaient de lareconnaissance dirigée sur Gevrey.
La l re légion du Rhône s’établissait derrière la tranchéedu chemin de fer où se trouvait déjà son deuxième ba-taillon.
Les grand’gardes du 32 e y rejoignaient leur réserve(3 compagnies) et s’y reformaient.
Enfin, 3 compagnies du bataillon de la Gironde se dé-ployaient en tirailleurs en avant de la tranchée.
L’intensité de notre feu empêchait complètement l’en-nemi de déboucher des localités qu’il venait d’enlever.
Il lançait alors un bataillon de grenadiers sur Agen-court afin de déborder notre droite. Les compagnies defrancs-tireurs qui occupaient le village, en étaient refou-lées; mais l’adversaire échouait à enlever les positions denotre extrême droite, bien défendues par un bataillon du32 e , celui de la Gironde et 1 section de 4 (22 e batteriedu 12 e ) établie à la gare.
L’ennemi faisait alors entrer toute son artillerie enaction des deux côtés de la route de Boncourt à Nuits.
Le général Crémer portait aussitôt une section de labatterie de la 1 re légion du Rhône (canons Armstrong de 9)sur la route de Nuits à Chaux. Elle réglait rapidement sontir à 3,000 mètres et forçait l’artillerie de la Berchère à
1. 32 e de marche. Ce régiment avait été créé à Limoges, par décret dn 17septembre 1870, an moyen de 18 compagnies prises dans 18 régiments diffe-rents. Au 25 septembre, il comptait 3,86G hommes, anciens militaires de 25 à35 ans rappelés après libération. Il avait déjà vu le feu à la Bourgonce, où ils’était vigoureusement comporté. Il y avait supporté l’effort principal de la journée.Envoyé à Gien avec la l re armée de l’Est, il avait été ensuite dirigé sur Lyon,le 21 novembre. Le général Bressolies l’avait placé, le 10 décembre, sous lesordres du général Crémer,