250 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
qui avaient été engagées, ni de s’exposer à un combat sé-rieux pour le lendemain 1 .
Retraite de la division Crémer sur Beaune. — Vers7 heures du soir, le général Crémer repliait en conséquenceles troupes qui garnissaient les hauteurs de Chaux, dans ladirection de Beaune, par Magny et la Doix. Le 57 e régimentde marche, débarqué alors en entier, quittait ses positionsen avant de Prémeaux et prenait la route de Beaune avecles 2 sections de la batterie du Rhône qui lui avaient étéadjointes.
Vers 10 heures du soir, le colonel Ricciotti Garibaldi,envoyé par le commandant de l’armée des Vosges poursoutenir la division Crémer, prenait position avec 800 hom-mes environ au nord de la Doix. L’ennemi, fortement
1. Examen de la question du manque de munitions à Nuits.
Le général Crémer et le colonel Poullet disent qu’une des causes de la retraitea été le manque de munitions. C’est certainement munitions de réserve qu'ilfaut lire, en effet :
Le 32 e ne dit pas que les munitions aient manqué.
Le bataillon de la Gironde ne dit pas que les munitions aient manqué.
La 2 e légion n’a pas été engagée sérieusement.
Le 57 e a donné à peine vers la fin du combat et encore avec un seul bataillon.
La l re légion seule dit : « Vers deux heures les munitions s’épuisent. »
Artillerie. La 22 e batterie du 12 e a consommé 523 obus ordinaires.
22 — à balles.
19 boites.
564 soit 94 coups par pièce.
Pour le reste de l’artillerie, le commandant Camps ne dit pas que les munitionsaient manqué. Voici la phrase : « Cependant les munitions s’épuisent. Pour ne« pas eh manquer j’ai fait tirer au commandement, .t’ai pu ainsi soutenir le« feu jusqu’à la nuit, même après que celui de l’ennemi avait cessé. »
De son côté, le Grand État-major nous apprend que les troupes allemandesont trouvé dans Nuits une grande quantité de munitions.
On peut donc estimer que les munitions n’ont pas manqué, mais que cellesde réserve (demandées avec instance par le général Crémer et non envoyées)]faisant défaut, on n’a pas voulu, avec ce qui restait, s’exposer à un engagementsérieux pour le.lendemain. Ainsi interprétée, la phrase du général Crémer estexacte.