252 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
sa division et ne laissait à Beaune que le 57 e régiment demarche et 2 batteries de montagne. Les troupes envoyéespar l’armée des Vosges retournaient à Autun *.
Des travaux de défense étaient entrepris autour deBeaune et l’on préparait tout pour reprendre prochaine-ment une offensive énergique.
Retraite de la division badoise de Nuits surDijon. — Le même jour, le général de Werder, de soncôté, évacuait Nuits, où il ne lui était pas possible de semaintenir, et il ramenait les troupes badoises sous Dijon.
VIL — Examen des modifications apportées à la situa-tion par le combat de Nuits, les engagements de Pes-mes et la prochaine entrée en ligne de la 2° armée del’Est (l re armée de la Loire).
En arrivant à Chagny, la division Crémer y trouvait ras-semblés les renforts que le commandant de Lyon s’étaitempressé de diriger vers Nuits à la première nouvelle d’unengagement sur ce point.
C’était une brigade et 3 batteries sous le commandementdu colonel Bousquet (6,000 hommes environ). De concertavec ce dernier, le général Crémer réorganisait très rapi-dement ses troupes : dès le 20, les reconnaissances pous-
1. 20 décembre. — Général Bressolles à ministre de la guerre.
« Lieutenant-colonel Deshorties rentre de Beaune et de Chagny. La situation« y est bonne. Le moral des troupes est très bon. L’affaire de Nuits s’est bornée« à l’évacuation de la ville à la nuit close, etc. »
On peut sentir ici toute la différence qui existe entre les troupes organiséesà peu près comme l’expérience et la raison l’exigent et celles auxquelles on aappliqué une organisation de fantaisie. La journée de Nuits, bien que le combateût été fort sérieux, n’avait point désorganisé les troupes du général Crémer.Que l’on compare avec l’armée des Vosges après l’échauffourée de Dijon !