258 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
Il prescrit une offensive énergique au commandant duXIV e corps. Celui-ci lance la division de Glümer contre ladivision Crémer, qui se concentre rapidement sur lesfortes positions du plateau de Chaux et de Nuits.
10,800 Français y soutiennent pendant six heures unelutte honorable contre 15,000 Allemands. La clef de laposition demeure entre nos mains. Nous ne l’abandonnonsqu’à la nuit, sans que l’adversaire ait pu nous y con-traindre.
L’offensive ennemie est suspendue. La nôtre se réservepour ne pas révéler en temps inopportun les grands mou-vements de concentration qui préparent la deuxième cam-pagne de l’Est.
Des résultats sérieux avaient été obtenus. Deux fois, àPrénois et à Châteauneuf, nos troupes avaient pris l’ini-tiative des mouvements. Quatre fois, à Prénois, à Autun,à Châteauneuf et à Nuits (30 novembre), le succès avaitrécompensé nos efforts et ranimé notre moral.
Le dernier combat (18 décembre), loin de constituerune défaite, arrêtait l’adversaire dans ses projets et l'em-pèchait d’atteindre son objectif. Il lui donnait enfin lame-sure de la valeur des éléments que nous lui opposions.
Ces événements n’étaient pas sans importance straté-gique. Au point de vue moral, ils pouvaient marquer ledébut d’une ère nouvelle. L’espérance renaissait. La con-fiance allait revenir et, avec elle, l’ancienne valeur de nostroupes.
Les succès obtenus doivent nous faire regretter qu’unedirection unique n’ait point présidé aux opérations en-treprises sur ce théâtre. Le lien qui doit relier les forcesmises en jeu avait fait défaut. Les efforts avaient été suc-cessifs et trop décousus. Nulle entente, nul concert n a-