IX
dations personnelles, laissant autant que possible laparole aux maîtres, et plus encore aux faits, — per-suadés enfin qu'il importait beaucoup moins d’imposerau lecteur des opinions toutes prêtes que de le mettreen mesure de se prononcer lui-même en toute connais-sance de cause.
Telle est, dans ses traits principaux, l’œuvre quenous soumettons avec la plus entière confiance aujugement éclairé du public militaire européen. Nousn’avons rien négligé pour que, sous tous les rapports,elle fût digne de ses suffrages, et nous osons espérerqu’ils ne lui feront pas défaut.
Ni le format, ni le prix de nos volumes ne comportaient (on lecomprendra sans peine) l’adjonction des cartes topographiquesindispensables pour suivre dans tous leurs détails les opérationsmilitaires. On a jugé, toutefois, que, sans suppléer absolument àces cartes et sans dispenser d’y recourir, des croquis simples,mais clairs et d’une exactitude irréprochable, ne laisseraient pasd’être de quelque secours au lecteur : la collection tout entièren’en comprendra pas moins de trois cents.
Peut-être s’étonnera-t-on que, contrairement à la coutume, nosplans de batailles et de combats ne portent point l’indication despositions occupées par les armées ou les corps en présence. Ilnous a paru que cette façon de procéder, pour généralementsuivie quelle soit, n’offrait de réels avantages qu’à la conditiond’être appliquée à des plans de très grande échelle — et encorene fournit-elle, dans ce cas, tous les renseignements qu’on esten droit d’en attendre que si l’on a soin de recourir à de nom-breux « papillons ». Telle est, d’ailleurs, l’opinion de plusieurshistoriens militaires éminents, et, en particulier, du généralMathieu Dumas. L’auteur du Précis des événements militairesestime avec infiniment de raison que, dès l’instant où l’on ne peutretracer qu’une ou deux des nombreuses positions successive-